Mooner – Tabiat

Label : Bhang Records (2017)
Chroniqué par TO)))M


Difficile de rattacher un groupe au mouvement stoner avec toutes ses variantes. On flirte parfois avec la ligne du rock 70s, du metal, du psyché… Avec leur premier album
Tabiat, les Indonésiens de Mooner dévoilent douze titres de pur rock psychédéliques aux légères teintes stoner. Surprenant.

Premier opus ne signifie pas inexpérience pour les musiciens de Mooner, déjà bien aguerris dans leurs contrées. Et ils n’hésitent pas à la prouver de manière subtile comme sur « Hei » et cette ligne de basse à la fois fracassante et envoutante. L’album est plutôt bien équilibré, avec tout de même quelques ovnis comme « Serikat » qui nous fait plus penser à un morceau de pop asiatique. Rien de gênant pour autant.

La recette est très bonne dans l’ensemble et écouter un bon gros rock chanté en indonésien a au moins le mérite de varier les plaisirs. D’ailleurs, parlons de cette ligne vocale diablement efficace. La chanteuse garde une approche assez basique mais bougrement efficace. Un peu répétitive par moment, excepté sur « Seruh » où on sent une volonté de mettre en avant le chant contrairement aux autres pistes.

Ce qu’on aime chez Mooner, c’est cette rythmique entrainante où la basse joue ici un rôle mélodique prédominant avec un son fuzzy loin d’être désagréable. Mais c’est réellement la batterie qui apporte cette touche originale avec des percussions aventureuses, aux sonorités indiennes. Un peu de tam-tam par ci, de la flûte par là comme sur « Ternganga » qui clôt l’album de façon admirable. La guitare s’en tient aux classiques du rock 70s avec quelques riffs plus pêchus au fil des 12 titres de l’album.

Tous ces petits détails font de « Tabiat » un concept intéressant, souvent intrigant mais avec les ingrédients d’un bon album de rock psyché. Mooner vise juste et sans abuser des superlatifs, on peut facilement dire que le groupe propose quelque chose d’innovant. De plus en plus rare pour être souligné.



Note de Desert-Rock :
   (8/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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