UFOMAMMUT ( + Cairns + Beesus ) – 02/11/2016 – Paris (Backstage By The Mill)

Avant de s’attaquer à un nouvel album, les italiens d’Ufomammut se sont lancés dans ce qu’ils présentent comme une tournée européenne d’adieu à leur dernier opus en date, Ecate. Au programme de ce très justement intitulé Ecate Farewell Tour, l’intégralité de l’album joué en live. Pour l’événement, ils sont venus au Backstage By The Mill accompagnés de Cairns et Beesus.

14925461_1146182292103406_6538736839367711012_n

On arrive malheureusement trop tard pour Cairns, groupe de doom/sludge, et une fois traversé le pub et passé la porte du fond qui mène à la scène du Backstage By The Mill, on découvre une salle à moitié pleine (ou vide, c’est selon) pendant le set déjà entamé de Beesus. Les 4 romains livrent des compos heavy/grunge assez maladroites, et le chanteur semblant incarner la caricature grossière d’un poète torturé et mal dans sa peau ne fait rien pour arranger le malaise. Coup de grâce, le public n’est pas du tout réceptif et froid comme la mort. Dure entrée en matière.

Qu’à cela ne tienne, si on voulait voir des italiens ce soir, ce sont ceux d’Ufomammut et pas d’autres.
Après un long et massif bourdonnement sonore en guise d’introduction, le groupe ouvre les hostilités. Lumières rouges (qui ne changeront pas de tout le concert, peut être le régisseur lumière était-il en arrêt maladie ce soir là) et projection vidéo d’images kaléidoscopiques viennent planter le décor autour des trois bonhommes, un guitariste, un bassiste chanteur et un batteur. Une formation minimaliste pour des compositions qui le sont tout autant, du moins mélodiquement parlant.
En bon architecte sonore, nul doute qu’Ufomammut a dû passer plus de temps penché sur ses différents effets venus d’ailleurs que sur ses instruments à cordes. Vous ne trouverez donc aucun riffing, mais des bruits de l’espace, des morceaux aux textures travaillées, réfléchies, afin d’élever l’auditeur le plus haut possible lors de passages suspendus dans l’air et le temps autour de la voix réverbérée du chanteur… Ou de l’écraser plus bas que terre avec d’autres plus pesants qui t’enclument le visage sous des basses bien fumantes. Le nom du groupe ne pouvait d’ailleurs être mieux trouvé : la rencontre de l’ovni et du mammouth, la technologie au service de la bestialité originelle.

20161102_212623

Si l’œuvre des mammouths de l’espace est plus qu’honorable, elle demande un certain effort d’attention sous peine de décrocher rapidement et de la juger répétitive et lassante. Et le live de ce soir ne déroge pas à la règle. Certains moments semblent plus longs que d’autres, et on aurait aimé un groupe plus communicatif pour parfois pallier notre inattention. Avouons-le, l’acoustique de la salle n’aide pas. Entre l’énorme pilier situé en pleine fosse et la proximité de l’espace bar, les conditions ne sont pas optimales pour rentrer dans l’ambiance. Une fois Ecate achevé, Ufomammut revient pour un rappel d’une quinzaine de minutes, qui clôture définitivement la soirée.

20161102_214544

Malgré quelques longueurs et un jeu scénique pas franchement excitant, Ufomammut maîtrise sa musique parfaitement et réussi tant bien que mal à nous transporter dans son univers d’un futur préhistorique, où les droïdes côtoient les dinosaures.

Laisser un commentaire

  

  

  


Se connecter