Big Scenic Nowhere – Dying On The Mountain


Si vous n’étiez pas parmi nous lors des précédents épisodes (sachez que c’est très mal…), le label Blues funeral a lancé un concept baptisé Postwax en début d’année. En gros, vous filez du pognon et le label vous envoie chez vous de belles galettes de groupes choisis (ou volontaires) pour enregistrer du matériel inédit. Vous recevez 7 albums ou EP de 7 groupes différents dans l’année, parmi lesquels Elder et Besvarjelsen (déjà chroniqués par les collègues) mais aussi Domkraft (avec le grand Mark Lanegan s’il vous plaît !), Lowrider (20 ans qu’on attendait un truc nouveau de leur part !!!) ou encore Spotlights. Mais celui qui nous intéresse aujourd’hui est sans aucun doute le plus surprenant de la liste.

Imaginez un peu : les guitaristes Bob Balch (Fu Manchu) et Gary Arce (qui fait une infidélité à Yawning Man pour la première fois depuis 1986), qui se connaissent depuis presque 30 ans, décident d’unir leurs efforts pour un projet éphémère et unique intitulé Big scenic nowhere (l’annonce a été faite en février dernier et a affolé la toile). Pour cela, ils s’entourent d’autres musiciens (et pas des moindres) comme le légendaire Nick Oliveri (ex-Kyuss entre autres), Mario Lalli (Fatso Jetson et Yawning Man), Per Viberg (Spiritual Beggars), Bill Stinson (Yawning Man) ou encore Thomas Jäger (Monolord). Un sacré putain de casting qui ferait baver n’importe quel fan de stoner. Oui mais voilà, c’est bien beau de réunir la crème de la crème du genre, encore faut-il réussir à sortir quelque chose de potable quand tout ce beau monde se met à jouer. Vous allez voir, c’est le cas, et bien plus encore…

Le résultat s’intitule Dying on the mountain et c’est un EP composé de 2 titres : la face A, sobrement titrée « Dying on the mountain (Pt.1) / Altered ages / Dying on the mountain (Pt.2) » (je vous laisse quelques secondes pour reprendre votre souffle…), est une orgiaque pièce de plus de 20 minutes (oui oui, 20 minutes !). Composée de 3 mouvements distincts reliés parfaitement entre eux, ce mammouth sonore bénéficie du jeu subtil et puissant de Balch et Arce, accompagnés pour l’occasion par Stinson derrière les fûts et par Oliveri à la basse. Introduite par des voix shamaniques et éthérées (que l’on retrouve un peu plus loin en guise de liant entre les différents mouvements du titre), cette pièce d’anthologie s’immisce dans votre inconscient, retourne tout ce qui s’y trouve et vous enveloppe d’un magma sonore pour ne plus vous lâcher. Vous êtes comme happé par une main invisible qui vous invite à la transe. Le genre de truc qui prend possession de vous. A réécouter encore et encore…

Le second titre, Towards the sun, a été dévoilé le 21 août dernier. C’est le résultat d’une jam improvisée de plus de 5 heures entre Balch et Arce qui, après avoir retravaillé leurs idées, se sont attachés les services de Mario Lalli à la basse et de Bill Stinson à la batterie. Pour les vocaux, Tony Reed et Thomas Jäger se relaient. Bien plus conventionnel dans son approche et dans sa composition, Towards the sun est un bon titre mais il ne révolutionnera pas le genre. Dans son ensemble, cet EP restera semble-t-il le « one shot » d’une formation au casting ultra-bandant et on se plaît maintenant à rêver d’un album complet. L’avenir nous le dira mais on ne se fait pas trop d’illusions, malheureusement…

Note de Desert-Rock
   (8/10)

Note des visiteurs
   (8/10 - 1 vote)

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1 commentaire
  • en pleine chronique ,j’en suis à ma 5e replay ,un signe!!!

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