Candlemass – House Of Doom (EP)


Heureux qui, comme Candlemass, fait un bel EP. Depuis 2015, et l’annonce d’une sorte de pré-retraite de la part du groupe suédois, Edling prépare son plan épargne vieillesse. Exit Robert Lowe, avec qui la greffe n’a malheureusement pas pris, le bassiste a recruté Mats Levén, qu’il a connu au sein d’Abstrakt Algebra. Un premier EP (Death By Lovers/2016) est né de cette énième collaboration et quelques headlines de festivals et autres participations lucratives à certaines émissions aident à garnir le compte en banque du groupe, qui semble très près de tirer sa révérence. Il est aujourd’hui de notoriété publique qu’Edling se bat depuis de nombreuses années contre la dépression, que son état physique s’en ressent (il est souvent remplacé en live par Per Wiberg, Spiritual Beggars/Opeth). Passons sur le partenariat avec un site de paris en ligne (oui ça craint) et la promo basée quasi uniquement sur la présence en featuring de Papa Emeritus de Ghost (oui ça craint) pour se concentrer sur ces 20 minutes d’extraction heavy doom extra vierge qu’est l’EP, première pression à froid.

Parce que la musique elle, ne fait pas de prisonnier. Quatre titres, quatre tubes. Rien de neuf, surtout pas, mais quatre raisons de se régaler de cette nouvelle offrande, complétant un peu plus la longue discographie d’un groupe qui ne va pas tarder à disparaître. « House Of Doom » déjà, s’il était sorti en 1986, aurait été le titre le plus emblématique du genre : difficile de faire plus cliché et difficile de faire plus efficace. Le refrain, le break, tout ici suinte le doom carnavalesque et épique qui fait le sel de Candlemass. « Fortuneteller » est un titre qui semble faire immédiatement référence à Deep Purple période Stormbringer. Levén dans la chemise de Coverdale, on se prend à fredonner le « Tell me Gipsy can you see me, in your cristal ball ». Derrière ces deux perles, « Flowers Of Deception » renvoie au « Sinister And Sweet » de l’EP précédent et « Dolls On A Wall » à « The Goose », instrumentaux doomy fermant idéalement les parenthèses auxquels ils appartiennent.

Bien sûr, on peut soupçonner Levén d’avoir participé grandement à la composition de ces deux derniers EP, prenant le relais d’un Edling à bout de souffle. Oui bien sûr il n’y a ici aucune trace de fraicheur et de renouveau mais quatre bonnes raisons d’avoir un sourire béat vous barrant le visage lorsque vous passez la galette sur/dans le lecteur. Soyez honnêtes, c’est pas non plus tous les jours que vous avez droit à 20 minutes de plaisir hein.

 

Point vinyle :

Classique Napalm : version noire classique, une or (300 ex) et pis c’est tout. Simple. Basique.

Note de Desert-Rock
   (7/10)

Note des visiteurs
   (5/10 - 1 vote)

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