Earthless – Sonic Prayer


Earthless_-_Sonic_Prayer_cover
Deux titres, 42 minutes, pas une parole. Vous voulez du jam ? Vous voulez de l’instrumental qui part dans tout les sens ? Ne cherchez plus, Earthless est la came du moment, le groupe à découvrir de toute urgence.
Flower Travelin’ Man part doucement sur un petit tempo bien seventies basse/batterie que n’auraient pas renié Noel Redding et Mitch Mitchell. Et puis la voilà, la star qui pointe le bout de son nez, la guitare électrique avec un pur son stoner comme on en rêve. Et c’est parti… solo ? riff ? impro ? C’est un mélange de tout cela à la fois et c’est totalement réussi. C’en est même impressionnant par moment tellement c’est bon.
Isaiah Mitchell a un jeu très agréable, très fluide. Il reprend son petit rythme du début et nous le ressort tout au long du morceau, avec des variations qui petit à petit le transforment, le bonifient, le font vivre et évoluer devant nous. Le tout entrecoupé et accompagné de solo et jam à vous couper le souffle. La bassiste est un métronome d’une précision ahurissante. Lui aussi s’amuse bien avec sa ligne de basse qu’il triture, modifie, transcende alors que son compère occupe le devant. Et la batterie n’est pas en reste. Du seventies pur jus et du bon. Il alterne les moments calmes avec une rythmique simple et se lance lui aussi dans un tempo plus soutenu à vous en faire perdre la tête.
Les trois compères atteignent par moment des sommets dans l’art du jam que je n’avais pas entendu depuis bien longtemps. C’est tout bonnement déroutant. Certains passages avec deux guitares sont encore plus fournis mais jamais fouillis. C’est maîtrisé de bout en bout, c’est du grand art.
Lost In The Cloud Sun est dans la même veine. Le riff d’intro, pourtant hyper simple vous fout le frisson. Là encore ce riff est utilisé, usé, abusé pour devenir l’identité même du morceau. Les variations que ce mec arrive à tirer à partir de ce petit rythme de départ, sans même qu’on s’en rende compte est un véritable plaisir. Et ce petit riff devient grand, il se transforme en jam, en solo et revient à son état d’origine le tout avec une fluidité qui me dépasse. C’est beau. A 4 min 20, il vous cueille littéralement avec un riff d’une simplicité et d’une efficacité miraculeuse. Et puis c’est comme cela pendant 20 minutes…

Du pur bonheur, le groupe à découvrir absolument!

Note de Desert-Rock
   (9/10)

Note des visiteurs
   (9/10 - 1 vote)

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