Rotor – Sieben

Label : Noisolution (2023)
Chroniqué par Sidney Résurrection

 

Vieux routards de l’ instrumental, Rotor énumère une liste d’albums depuis 1998. Ils sortent cette année leur album Sieben, le setptième donc chez Noisolution. Nous avions pu louer les mérites de ce groupe Berlinois aux contours stylistiques mal définis mais aux compositions brillantes et fédératrice où le traitement des grattes se fait toujours dans l’originalité sur fond de rythmiques épileptiques. Voyons donc ce que nous réserve l’ovni Rotor cette fois-ci.

Le constat est qu’une fois encore le groupe a décalé son style avec ce nouvel album, allant chercher un peu plus dans ses ressorts kraut et math rock, notablement sur « Reibach » et « Schabracke ». Chaque accord est implacable, d’ une propreté saisissante marque de fabrique d’un groupe qui a longtemps fourbi ses armes sans s’attarder à coller à un style précis.

Les titres s’enchaînent cependant sans qu’ un seul soit plus mémorable que l’autre faisant de cet album comme ceux auparavant un bloc assez délicat à intégrer.  Je dis qu’ aucun morceau n’est plus mémorable…c’ est aller un peu vite en besogne la perle se cache un peu il faut aller gratter du côté de « Kahlshlag » pour que le quartette se fasse plus uni, la musique plus massive et viscérale, plus doom en somme avant de conclure sur le léger « Sieben ». On le comprends dès lors avec cette transition, Rotor livre un travail en pleins et déliés les pistes sont toutes le lieu d’expérimentations entre accords percutants et compositions plus fines, ce travail étant valable tant du côté des guitares que de la rythmique.

On passe un bon moment avec Sieben, Rotor à embarqué dans cet album tout son talent de technicien et a su faire évoluer positivement sa musique pour la rendre encore plus réfléchie. Il restera cependant difficile de placer précisément le curseur de son préciation sur cet ensemble qui oscille tout de même entre le très bon et l’excellent.



Note de Desert-Rock :
   (7,5/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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