Fuzzy Grass – 1971


Un souhait de roadtrip improvisé dans les 70’, un désir commun de planer et de transpirer sur des sons psychédéliques. Il n’en faudra pas plus aux quatre énergumènes de Fuzzy Grass pour se rassembler en 2015 et former ce groupe d’heavy blues bien nerveux. Après un bref enregistrement de pistes en novembre 2017 sobrement intitulé Recording Live, l’équipe toulouso-parisienne parvient à transformer l’essai avant cette fin d’année 2018 et sort son premier album : 1971. Un album qui, comme ses couleurs pastel et son titre le suggèrent, ouvre le vortex sur la sacrosainte époque des pantalons patte d’éph et des chemises à fleurs.

1971 donc, une année qui, si elle déplore le départ de patrons tels que Jim Morrison, Louis Armstrong ou encore Igor Stravinsky, reste pour la musique une période d’apogée. On est à peine deux ans après Woodstock, cette merveille de Led Zeppelin IV débute sa conquête du monde, bref, tout roule au pays du rock’r’roll.

Avec Fuzzy Grass, nous retournons dans l’insouciance de ces belles années. Là où groove lancinant et mélodies fuzzées se mêlent à une énergie fiévreuse et un chant haut en couleur. Le bal s’ouvre avec « Electric Ayahuasca », un morceau au nom de la reine mère des psychotropes et ne servant qu’à propulser l’auditeur dans l’univers psychédélique de « The Alone Boy Song ». De là, les soli ardents de Laura se succèdent pendant que les frappes de Clément pilonnent ses cymbales avec la force d’un John Bonham et la frénésie d’un Mitch Mitchell. Cerise sur le gâteau, la voix d’Audric haute et très juste ; qui comme le démontre « Healed by the fire » n’éprouve guère le besoin de se dissimuler derrière un mur d’effets pour toucher sa cible.

Dans l’ensemble, cet album croise à merveille les phrasés hypnotiques de Colour Haze ou de Naxatras, comme l’illustre « The Winter Haze », avec le heavy blues endiablé de Radio Moscow. « Shake your Mind », « The Upside Down » ou encore « The faceless man » et son groove dévastateur sauront vous convaincre davantage que ces quelques mots.

1971 c’est aussi le témoin d’un énorme potentiel sur scène. Et pour avoir déjà assisté au bazar l’an passé, je peux attester de la puissance libérée en live. Tout le matériel pour agiter et faire transpirer les foules se trouve inscrit sur ces sept pistes dont je ne saurai vous recommander davantage l’écoute. Que l’on soit fanatique des ondes 70’ ou aficionado de modernité plus fuzzée, on y trouve forcément son compte.

Note de Desert-Rock
   (7/10)

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