Greenleaf – Echoes from a mass


Passer un moment avec Greenleaf est souvent synonyme de bon temps et de régalade. En vrai déjà, parce que les gars transpirent la bonhommie et la sympathie, et sur album ensuite, parce ils sont souvent vecteurs de bons riffs et d’intenses moments de bravoure. C’est avec un rictus de joie non feint aux commissures des lèvres qu’on se lance dans l’écoute de ces Echoes from a Mass, 8ème effort des Suédois actifs depuis 1999.

Dès le premier titre, pas de doute, nous sommes en terrain connu (boutade télévisuelle pour qui saura l’apprécier). Le son de guitare reconnaissable entre mille, le grain de voix si particulier de Arvid Jonsonn, le chant doublé par une ligne de gratte, le p’tit riff du début puis le pied au plancher en termes de production ensuite. Il est toujours confortable de reprendre ses marques avant de se laisser emporter par de nouvelles expériences et de nouveaux paysages visités. Oui.

Oui mais là non en l’occurrence.

Rien dans ces échos ne nous fera lever une oreille d’excitation. Greenleaf applique une recette, certes efficace, mais terriblement convenue après tant d’années. On traverse donc l’album en opinant du chef, en se disant qu’en live les titres se grefferont parfaitement à leurs croustillantes set-list mais que, finalement, il ne sera pas un jalon important dans la discographie du groupe, ni pierre ou caillou angulaire. Pas déplaisant mais fatigué, l’opus passe sans qu’un des dix titres ne nous chatouille les envies. Pas même la tentative épurée de « What have we become » ne parviendra à nous extirper l’envie d’y retourner. Difficile dans ce cas de sortir ne serait-ce qu’un titre de la nasse. Le constat est un peu dur j’en conviens, mais on a l’impression que l’ensemble se satisfait de lui-même.

Echoes from the Mass n’est pas un mauvais album, entendons-nous bien. Mais il semble paresseux, comme en pilotage automatique. Quand on sait à quel point les musiciens de Greenleaf peuvent être ingénieux dans leurs idées et leurs envies, on ressort d’autant plus frustré de l’écoute. Gageons que les musiciens retrouveront un peu de sel, de poivre et d’épices afin de relever le prochain plat. On ne demande pas un chef-d’œuvre à chaque sortie loin s’en faut, juste quelques moments de folies, d’instants moins contrôlés sûrement.

Note de Desert-Rock
   (6/10)

Note des visiteurs
   (7.17/10 - 6 votes)

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