Greenleaf – Echoes from a mass

Label : Napalm Records (2021)
Chroniqué par Flaux

Passer un moment avec Greenleaf est souvent synonyme de bon temps et de régalade. En vrai déjà, parce que les gars transpirent la bonhommie et la sympathie, et sur album ensuite, parce ils sont souvent vecteurs de bons riffs et d’intenses moments de bravoure. C’est avec un rictus de joie non feint aux commissures des lèvres qu’on se lance dans l’écoute de ces Echoes from a Mass, 8ème effort des Suédois actifs depuis 1999.

Dès le premier titre, pas de doute, nous sommes en terrain connu (boutade télévisuelle pour qui saura l’apprécier). Le son de guitare reconnaissable entre mille, le grain de voix si particulier de Arvid Jonsonn, le chant doublé par une ligne de gratte, le p’tit riff du début puis le pied au plancher en termes de production ensuite. Il est toujours confortable de reprendre ses marques avant de se laisser emporter par de nouvelles expériences et de nouveaux paysages visités. Oui.

Oui mais là non en l’occurrence.

Rien dans ces échos ne nous fera lever une oreille d’excitation. Greenleaf applique une recette, certes efficace, mais terriblement convenue après tant d’années. On traverse donc l’album en opinant du chef, en se disant qu’en live les titres se grefferont parfaitement à leurs croustillantes set-list mais que, finalement, il ne sera pas un jalon important dans la discographie du groupe, ni pierre ou caillou angulaire. Pas déplaisant mais fatigué, l’opus passe sans qu’un des dix titres ne nous chatouille les envies. Pas même la tentative épurée de « What have we become » ne parviendra à nous extirper l’envie d’y retourner. Difficile dans ce cas de sortir ne serait-ce qu’un titre de la nasse. Le constat est un peu dur j’en conviens, mais on a l’impression que l’ensemble se satisfait de lui-même.

Echoes from the Mass n’est pas un mauvais album, entendons-nous bien. Mais il semble paresseux, comme en pilotage automatique. Quand on sait à quel point les musiciens de Greenleaf peuvent être ingénieux dans leurs idées et leurs envies, on ressort d’autant plus frustré de l’écoute. Gageons que les musiciens retrouveront un peu de sel, de poivre et d’épices afin de relever le prochain plat. On ne demande pas un chef-d’œuvre à chaque sortie loin s’en faut, juste quelques moments de folies, d’instants moins contrôlés sûrement.



Note de Desert-Rock :
   (6/10)

Note des visiteurs :
   (0/10 – 0 vote)

(Pour donner votre note, cliquez sur le nombre de cactus voulus)


Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 

  •   English version



On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook