Nebula – Peel Sessions

Label : Sweet Nothing (2009)
Chroniqué par Laurent

Nebula - Peel Sessions

Quel bel objet de la part du toujours fringant et fidèle Nebula. Sortie un peu « décalée » aussi : tandis que le trio fuzzé californien nous fait languir en attendant son prochain vrai LP, il nous sort coup sur coup un EP (frustrant !!) et cette pièce hors-du-temps, compil’ de ses passages aux myhtiques Peel Sessions (émission TV anglaise de l’emblématique et très éclairé John Peel, R.I.P.).

Si autant de groupes ont sorti des disques issus des sessions Peel (Joy Division, Napalm Death, Siouxsie & The Banshees, T-Rex, The Cure, etc… et plein de bootlegs !), c’est que l’alchimie du programme, l’oreille éclairée de John Peel, et les conditions d’enregistrement ont toujours été au top. Cet enregistrement ne diffère pas : le son y est impeccable, et le principe de « live sans public » permet à Nebula, qui n’en demande pas tant, de se laisser aller à traficoter ses titres au feeling. 3 sessions de pur bonheur (2001, 2003, 2004).

Et quels titres, d’abord ! Les perles défilent et les riffs remontent dans nos mémoires, balayant toute la carrière de Nebula, ou en tout cas les premières années : « Instant Gravitation », « Carpe Diem », le monstrueux « Freedom » ou encore un énorme « Strange Human » de 9 minutes… A noter : le line up du groupe a un peu évolué au gré des années, autour du maître Eddie Glass, mais finalement on ne note pas de changement énorme entre les différentes sessions (dont les titres ne sont pas livrés par ordre chronologique).

Nebula se révèle donc tel qu’il a toujours été : un trio de gros rock fuzzé tour à tour pêchu ou lancinant, un vrai combo de psyche/space/desert/fuzz-rock, qui a tout compris en articulant son sens du riff avec sa configuration de trio. Des compos directes et efficaces, lardées de « voies de garage » que le groupe met à profit pour se lancer des dans soli ou impros toujours sur le fil du rasoir. Probablement le meilleur témoignage « live » de Nebula (et c’est pas peu dire…).

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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