New Mexican Doom Cult – Ziggurat


New Mexican Doom Cult : l’étiquette est accrocheuse pour un groupe venu du froid (de Suède, en l’occurrence). Ce quartette de stoner doom (on nage en plein suspens !) avait eu le tort de passer sous nos radars lors de sa précédente production de 2023. Pour autant, le groupe n’aura pas échappé à Majestic Mountain Records, qui le signe pour son nouvel album Ziggurat. Allons sans plus attendre voir à quelles divinités doom le groupe rend son culte.

Stoner doom : c’est bien le qualificatif qui introduit la plaque avec “The Church of Starry Wisdom”, qui nous envoie direct dans les cordes massives et cinglantes. Qu’elles soient six ou quatre, elles ne présagent que de peu de répit. Côté chant, pour qui n’a pas encore fait la connaissance du frontman multi-instrumentiste et vocaliste Nils Ahnland, on est cueilli par une voix aigre et nasillarde qui fleure bon la belle époque du doom. Pour autant, Ziggurat n’est pas un album daté. Certes, les soli sont ponctuellement grandiloquents, mais jamais lourdingues ; les modulations vocales passent du sombre au lumineux sans jamais s’enfermer dans une direction unique au sein d’une même piste.

On retrouve pas mal de loops et de samples intégrés aux titres de l’album, ce qui apporte un je-ne-sais-quoi de psychédélique, quitte cependant à sombrer dans l’approximatif lors de la tentative de clôture de “Metatron” au piano et à la voix, avant de repartir sur une explosion rythmique digne des moments les plus kitsch de Monster Magnet. Celle-ci débouche par ailleurs sur l’intro de “Cloudrider”, qui paie un lourd tribut à Pentagram (puisqu’on parle de kitsch), tout comme sa voisine “Return to Babylon”. Cette piste devient bancale, notamment à cause d’un pont où les chœurs prennent le dessus sur une structure guitare et rythmique pourtant solide. Dommage, car le morceau en devient indigeste alors que sa colonne vertébrale était loin d’être dégueulasse.

Portons cependant au crédit de l’album les parties de chant les plus agressives de “Metatron” (encore elle), la lancinance du riff maître sur “Return to Babylon” (bis) ou encore l’élégance de la conclusion “I Stand Alone”. Ce dernier titre est d’ailleurs des plus notables, jouant avec les canons du doom tout en laissant transpirer une légèreté assez rafraîchissante. Et puisqu’on en est à louer l’originalité de Ziggurat, un retour sur “Sungod” s’impose. Cette piste, entre mystique et ferveur psychédélique, est une respiration parfaite dans l’album; on ne regrettera que son positionnement en queue de peloton, au sein d’une série de titres servant chacun le storytelling de l’œuvre.

Ziggurat est un album qui, malgré quelques points de déséquilibre, tend à convaincre l’auditeur. Derrière le nom rigolard de New Mexican Doom Cult se cache une formation mouvante mais éprise de sérieux, dont on espère retrouver les compositions un peu plus souvent que tous les trois ans et surtout que l’on aimerait vraiment croiser en salle pour se faire un avis plus pointu.

Note de Desert-Rock
   (7/10)

Note des visiteurs
   (10/10 - 1 vote)

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