Stake Off The Witch – Medusa


Stake Off The Witch – Medusa

Putain la grosse baffe ! Nos amis de Fuzzorama ont fait fort en dénichant ce groupe transalpin qui nous balance en pleine poire un ‘Medusa’ d’une redoutable efficacité. Avec des rythmiques qui envoient le gros bois, des riffs bruts de décoffrage, une basse qui vrombit et des vocaux féminins, cette plaque est un concentré de bonheur pour les amateurs de stoner. La spécificité de cette formation heavy rock qui marche dans les traces des maîtres du genre réside dans les parties vocales féminines. Tour à tour susurrées, chantées et vociférées, les interventions chantées de Steph font tout leur effet.
La donzelle, qui se charge aussi de certaines parties de guitare, n’est pas la seule représentante du sexe dit faible dans ce quatuor puisque les lignes de basse que la production a bien mises en avant sont le fait de Kate qui contrebalance avec sa camarade la testostérone véhiculée par Fabio et Icio respectivement derrière les fûts et à la gratte. Tirant ses influences du mythe fondateur du style pour lequel nous vendrions nos parents : Kyuss, le combo fait très fort avec cette production absolument terrible. En trois-quarts d’heure à peine tout est dit et l’auditeur ne peut faire autrement que de s’en remettre une couche tant les compositions sont imparables. Le travail effectué en studio donne un rendu bien live aux huit titres présents sur cette galette sans toutefois taper dans le brouillon ou donner l’impression de mix étouffé qu’on retrouve trop souvent sur les prods des groupes très inspiré par les précurseurs californiens.
Misant presque tout sur l’énergie ce cd psychotique débute avec un fantastique ‘Deep Inside Of Me And Deep Inside Of You’ qui laisse présager le meilleur et ne décevra pas les amateurs de plans très traditionnels. Les Italiens baissent toutefois le tempo le temps de deux titres ‘I’m Coming’ et ‘Tore The Pieces’ qui se rapprochent de certains plans indie rocks en raisons surtout de la présence de chants hurlés sur un débit musical ralenti et distordu. On nage pas loin du fameux grunge d’entant sur ces plages qui ne sont pas les plus représentatives de cette plaque.
Le point d’orgue de cet album réside à mon sens dans ses deux derniers titres ‘On the Negation And Affirmation Of Medusa’ Part 1 et Part 2. Ces jumeaux sont un gros déluge de son savamment orchestré dans la plus pure tradition du stoner primaire auxquels il ne manque absolument rien : ça blaste, ça groove et ça fait hocher du chef avec frénésie. Les amateurs de Unida ou Slo Burn peuvent foncer les yeux fermés !

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