The Vintage Caravan – Arrival


spirit

En cette période où l’on se prépare à l’hiver, quoi de mieux que de se rafraichir les oreilles en s’écoutant le deuxième album du power-­trio islandais The Vintage Caravan ?! Trois ans après la sortie du prometteur album Voyage (2012) signé par le label Sena, ce très jeune et talentueux groupe qu’est The Vintage Caravan atteint enfin l’étape tant redoutée du difficile deuxième album. Signés cette fois-­ci par Nuclear Blast, et, rodés par d’innombrables dates à travers toute l’Europe en compagnie des plus grands (Truckfighters, Kadavar,…), les vingtenaires Óskar Logi (Chant-‐guitare), Guðjón Reynisson (Batterie) et Alex Örn (basse) ont tout à prouver avec ce second opus qu’est Arrival.

Le démarrage ne se fait pas attendre puisque The Vintage Caravan prend le risque d’ouvrir Arrival avec “Last Day of light”, un morceau très riche, peut-­être trop riche en influences musicales. Titre regorgeant de toute la culture musicale que les jeunes islandais ont pu s’accaparer, il n’en demeure pas moins qu’on s’y perd un peu entre univers 60’/70’ psychédélique et teneurs Heavy 80’, ne mettant pas forcément en valeur le power‐trio, malgré un final des plus remarquable.

Fort heureusement, la suite respire la grosse claque Stoner avec “Monolith” ou bien encore “Eclipsed” qui sont de véritables rouleaux compresseurs prouvant que The Vintage Caravan a nettement progressé en terme de son. Bien que “Babylon” convainc à demi‐mesure, la deuxième partie de l’album est la véritable pierre angulaire de Arrival avec un spectacle qui devient époustouflant. A travers “Shaken Beliefs”, “Crazy Horses” et “Sandwalker”, morceaux qui respirent les grosses influences à la Witchcraft, Horisont, Kadavar ou bien encore Yes, voire ZZ-­Top, on est face à trois compositions fortes de leur originalité et de leur fraicheur islandaise.

S’en suit une troisième et dernière partie d’album des plus planantes et psychédéliques. “Inneverse” prouve la maîtrise et une certaine maturité atteinte par ce jeune groupe devenu un peu plus grand. Enfin, “Carousel” et le très bon final “Winter Queen” confirment que The Vintage Caravan a atteint avec brio l’étape du deuxième album.

Arrival s’articule donc en trois étapes, avec une première, inégalement convaincante, prouvant que les jeunes islandais se cherchent encore un peu. Mais, conforté par un album qui monte en intensité et en qualité sonore, les deux dernières étapes renforcent un peu plus le fait que The Vintage Caravan a nettement progressé en terme de son, de technique, de groove tout en possédant une certaine originalité.

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