Witchcraft – Nucleus


Witchcraft - Nucleus - Artwork

 

Quand Witchcraft sort un nouvel album, c’est toujours l’occasion de découvrir de nombreux et nouveaux aspects artistiques d’un groupe qui se renouvelle sans cesse. Bien que le dernier opus Legend avait laissé une certaine perplexité au sein même de la communauté Stoner-Rock, cela prouve que les Suédois ont toujours su prendre des risques dans une volonté d’enrichir leur musique. 2016 s’annonce donc comme la révélation de leur dernier et cinquième bébé du nom de Nucleus.

Ce qui est très frappant, c’est que dès la première écoute, on sent déjà qu’il se passe quelque chose de très puissant au fil des morceaux qui s’enchainent parfaitement bien. Rien n’est à jeter, on a affaire à de très bons, voire d’excellents titres. Car leur répartition est tout simplement parfaite. Résumant formidablement bien la richesse de ce nouvel opus, « Malstroem » ouvre le bal avec une grâce, une prestance associant lourdeur, mélancolie, enchérissement rythmique et beauté musicale. Le tout pour un moment de plaisir dépassant les huit bonnes minutes. Une impression d’être porté par des vagues mélodiques changeantes, possédées par un rythme et un son bien gras. Puis on a le droit à des titres bien efficaces et plus enjoués comme « Theory Of Consequence », « An Exorcism Of Doubts » ou bien encore « The Obsessed ».

Et justement, tous ces bons titres sont toujours associés à une pépite musicale, d’une exquise longueur aux répétitions hypnotiques, jouant le rôle du passage à un nouvel acte, à la manière d’une œuvre théâtrale. C’est d’ailleurs avec la magnifique « Nucleus » que le groupe révèle toute sa force : la richesse vocale de Magnus Pelander et la subtilité rythmique de Rage Widerberg, fortement soutenue par la basse de Thomas Anger, forment autre chose qu’un simple album aux accents « Stoner ». Même constat avec « Breackdown », on pense que c’est un simple petit morceau mélodique sans rien au bout. Erreur monumentale puisqu’à partir de la septième minute, le groupe se joue de nous et c’est la grande envolée. Puis pour les petits chanceux ayant la version vinyle ou CD digipack, on a même le droit de terminer avec la très bonne et entrainante « Chaising Rainbows ».

Dès lors, on comprend que Witchcraft nous offre donc avec Nucleus l’album le plus mature et le plus accompli de leur carrière. Prouvant une fois de plus que la musique n’a pas de limite à partir du moment où l’on ose prendre des risques et expérimenter.

 

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