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NEBULA (+ Thud) – 01/08/2022 – Supersonic (Paris)

La pandemie et ses longs mois de confinement ont bouleversé l’ordre des choses dans de nombreux domaines, à commencer par celui des tournées, puisqu’après deux ans quasiment sans festival, tous les groupes reprennent la route, tous en même temps. Résultat on ne compte plus les concerts déserts, la faute au prix du ticket ou à la sur-abondance d’évènements sur une même semaine. Mais tout ce bazar amène aussi d’heureux moments, comme ce concert de Nebula de dernière minute à Paris, le troisième de leur histoire, 3 ans après le Petit Bain sur la tournée Holy Shit et leur venue dix ans plus tôt en ouverture de Monster Magnet pour défendre Heavy Psych.

Un concert gratuit, au Supersonic, pas dans la salle, puisque cette dernière est en travaux mais dans les locaux du disquaire adjacent. Plus de 150 personnes répondent à l’appel et quelques retardataires devront alors attendre la sortie de spectateurs pour pouvoir rentrer à leur tour. En première partie, Thud, trio parisien dont le premier album est à prévoir d’ici à la fin de l’année. Mené par des musiciens rompus à l’exercice de la scène, notamment Régis Lavisse avec Blues Power Band, Thud s’exprime avec une grande révérence de ses ainés, QOTSA en tête, et fait secouer les têtes des spectateurs qui leur réserveront un accueil bien chaleureux.

Un peu avant 22h, Nebula investit la scène. Eddie Glass a les cheveux intégralement blanc mais passé ce choc, il a toujours la même acuité sur les frettes de ses Gibson. Avec Tom Davies et Michael Amster, il passe donc une grosse heure à revisiter l’imposant répertoire de Nebula. Transmission From Mothership Earth, le petit dernier se paye une jolie part du set (mention à « Existential Blues » appelé à rester dans les futures setlist)  et bien sûr ce sont le titres de To The Center les plus appréciés, à commencer par le morceau titre (joué en milieu de set) ou la pépite « Freedom » vraisemblablement non prévue au menu et servie en dessert.

En un mot comme en 353 (oui j’ai compté) des concerts comme celui ci, j’en reprendrais bien tous les lundi.

 

(Photo : Matt Diskeyes)