ROLLERBALL – mai 2002


AC/DC, Rose Tattoo, … Silverchair… Hum, les grands groupes australiens sont rares. Et si le prochain était Rollerball ? Un outsider, un vrai, plus que prometteur, et en tout cas plus que méritant… Interview de Dave Talon, leur guitariste, à l’occasion de la sortie de leur album “Rollerball” (en fait une sorte de compilation d’inédits, raretés et mini-albums du groupe) sur le label WaterDragon…

Une petite présentation du groupe pour se chauffer ?

Nous sommes quatre (moi, Ten Pin Boland au chant, Cracker Roach à la batterie et Guv McLaughlin à la basse), nous avons formé le groupe en 1998 dans l’état du Queensland en Australie. Bon, ben c’est la base de tout, inutile de détailler, le reste est ennuyeux (rires).

Comment expliques-tu que le groupe soit encore si peu connu jusqu’ici ?

Rollerball ne bénéficie pas de la moindre promotion ailleurs qu’en Australie. Nous avons vendu à peine quelques disques aux USA (surtout par des magasins en ligne comme Meteorcity). Le magazine online allemand DareDevil a sorti un morceau de nous sur une compil’ il y a quelques années, et on a sorti un EP disponible en import ici ou là en Europe. Water Dragon est le premier label européen à sortir un de nos albums, et nous sommes très contents de leurs efforts pour promouvoir notre musique sur ce continent. Nous sommes persuadés que l’Europe est le meilleur endroit pour notre genre de rock.

Comment trouves-tu la scène australienne actuelle ?

La scène rock est au-dessus de la moyenne, mais avec une population si faible et de si grandes distances entre les villes, il est difficile de gagner sa vie, et organiser des tournées coûte vraiment très cher, avec des voyages en van très longs : nous avons déjà joué des concerts pour lesquels il nous a fallu conduire dix heures, jouer, reprendre la route pour douze heures, jouer à nouveau, boire, dormir, et rentrer après dix autres heures de route… Pas facile… Sinon, il y a d’autres bons groupes sur notre label australien, Giants Of Science et Forte sont vraiment très bons, je te conseille d’essayer de les découvrir.

J’ai personnellement été particulièrement impressionné par la profondeur du son sur votre album, la quantité de sonorités…

Ouais, il y a résolument plein de facettes dans le son de Rollerball ! Je ne connais rien de pire que sortir un CD sur lequel toutes les chansons sonnent de la même manière. Bien entendu, tu as toujours besoin d’avoir une base, quelque chose en commun à toutes les chansons, mais une variété de rythmes est déjà un bon début pour rendre un album plus intéressant. Les membres du groupe adorent plein de groupes différents. Surtout du rock australien d’ailleurs. AC/DC sont très importants (ils savent rester sur une même idée, la diluer et la garder toujours excitante). Les Easy Beats, Rose Tattoo, Stevie Wright, ainsi que plein d’albums du monde entier : Sabbath, Deep Purple, ZZ Top, Budgie, Scorpions, Blue Oyster Cult, Rush… je pourrais continuer pendant des heures (rires) ! Il y a aussi des groupes plus récents : Fu Manchu, Kyuss, Monster Magnet, etc…

De quoi parlent vos paroles ?

Nos chansons ne sont pas vraiment des chansons très explicites, faciles à comprendre, pas vraiment non plus des chansons d’amour ou des histoires de cul (ce qui semble être à la mode). Toutes les paroles sont écrites par notre chanteur Ten Pin. Ses messages sont cryptés, ils viennent du plus profond de son esprit… ses paroles font le voyage des lointaines contrées spatiales, et atterrissent directement dans notre local de répétitions ! Tout est possible… L’esprit humain examiné sous tous les angles imaginables, ainsi que les relations entre êtres humains – mais pas seulement des garçons et des filles en train de baiser (rires) !

Quels sont vos plans maintenant que votre album est sorti ?

Nous allons à nouveau rentrer en studio sous peu pour enregistrer un nouvel album. Ensuite nous ferons quelques concerts en Australie, puis avec un peu de chance quelques festivals d’été en Europe. On adorerait venir en Europe ! On le ferait tout de suite si possible, mais c’est un gros investissement pour nous et il faudrait que nous vendions quelques disques… Nous avons eu des propositions de gros labels, mais ce n’étaient pas des contrats honnêtes. Nous avons besoin d’un minimum de liberté, mais d’un autre coté, nous avons besoin de moyens financiers pour faire connaître notre musique… Heureusement, des articles comme celui-ci nous aident beaucoup dans ce sens… Merci !

mai 2002 par Laurent.

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