ASG (+ The Dead Krazukies) – 01/08/2019 – Hossegor (L’Ile du Malt)

Chronique de

Encore une tournée « discrète » de la part du passionnant quartette de Caroline du Nord, qui aligne une dizaine de dates un peu chaotiques, à l’arrache, avec une promo a minima. Et au milieu de cette tournée, une date pour le moins surprenante : un pub à Hossegor, une ville plus connue comme spot de surfers que comme ville à l’activité live significative… On ne pouvait décemment pas rater ça.

C’est donc après une légitime après-midi à la plage que l’on se pointe sur place dans une sorte de zone commerciale sur le haut de la ville, dans les pins, cernés par les magasins d’usines de toutes les marques de surfwear imaginables… Au milieu, L’Ile du Malt, un pub / bar à bières déjà bien blindé en fin d’après-midi, alors que trône à côté de sa terrasse cet énigmatique petit barnum (estampillé aux couleurs d’une marque de surf bien connue…).

La soirée commence avec les punk rockers locaux des Dead Krazukies. Le combo, qui ne manque ni de bonne humeur ni d’énergie, aligne ses compos pendant un peu moins d’une heure devant un public qui compte une bonne part de leurs potes ! Le son, crachant d’une paire de petits haut-parleurs et des amplis en façade, est étonnamment bon vu le contexte : les groupes jouent quand même en plein air, sur l’équivalent d’un petit parking ! Le punk rock mélodique du groupe d’Hossegor, bien emmené par une frontwoman très à l’aise (un peu en difficulté néanmoins sur la fin – la faute aux fêtes de Bayonne la semaine précédente semble-t-il…) fait bien le job de chauffer le public, et même si ce n’est pas notre genre musical de prédilection, on passe un bon moment.

The Dead Krazukies

La nuit se couche et les musiciens d’ASG se sont affairés à mettre en place leur équipement (eux-mêmes hein, on est pas bégueule chez ASG) avant de lâcher, direct – à froid – les premiers accords de « Mourning of the Earth » (un extrait d’un split avec Black Tusk), pêchu à souhait. Le groupe est très, très bien en place, comme on les a toujours connus : Andy Ellis est à fond sur sa basse, Jonah Citty est concentré sur ses lead, Scott Key martyrise ses futs sans répit… Une belle machine en œuvre sous nos yeux. Quant à Jason Shi, comme d’hab, le frêle frontman mène la barque avec énergie, efficacité et talent : son chant est impeccable, ses plans de guitare saignants et implacables… Tout est là, et avec cette touche de sympathie en plus qui finit de convaincre un public qui, bière à la main, n’en peut plus de sourire et de headbanguer. Un public un peu atypique d’ailleurs, composé d’une poignée de fans du groupe, d’une part de rockers ou de metalleux avertis, et d’une grosse rasade de surfers et de curieux ! Mais ça fonctionne !

La set list est efficace, intègre et respectueuse : à peine deux extraits du dernier album, le reste étant constitué d’extraits de Blood Drive et surtout du vieux mais sublime Win Us Over (pas moins de cinq extraits !). C’est d’ailleurs avec « Right Death Before », enchaîné avec « Avalanche » et « Blood Drive » (quel triplé de haut vol), que le concert prend un réel virage et décolle : là, tout le monde est à fond dedans, et le public mange dans la main des américains. A partir de là, c’est cartouche sur cartouche,  et tout est dans la cible : « Gallop Song », le reposant « Day’s Work », puis une furieuse version de « Dream Song », qui voit les premiers rangs commencer à se frotter les uns sur les autres et entamer un mosh un peu boiteux qui ne s’interrompra plus.

Une dernière série de titres viendra finir de mettre le feu, avec un « Horse Whipper » rajouté un peu à l’arrache (était-ce prévu ? On s’en fout…) pour finir de botter les derniers culs et filer les derniers sourires.

Bon esprit, communication, headbanging, bonnes bières, ambiance amicale et familiale, super météo estivale, décibels, saturation, fuzz… On a passé une sacrément bonne soirée. Et on a eu la confirmation, encore et encore, qu’ASG est un groupe d’exception, de grand talent, qui mérite depuis longtemps un succès qui lui fait toujours défaut. Il serait temps que ça change…



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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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