Compilation – Sucking The 70’s – Vol.2

Label : Small Stone Records (2007)
Chroniqué par Laurent

Compilation - Sucking The 70s - Vol.2 Back in the saddle again

Quelques années après la sortie de « Sucking the 70’s », compil jouissive éditée par le label Small Stone, basée sur un concept miraculeux (les chantres du stoner rock ricain se prennent à nous rebalancer leur version des plus grands classiques rock 70’s), voici que déboule le volume 2 de cette mare aux délices.

Pas à tortiller, on a beau renifler le renard dans tous les sens, pour le prix d’un skeud, cette double compil’ remplie jusqu’à la gueule de petites perles vaut sa poignée de biftons. Tout n’est pas génial sur les 31 (!!!) chansons de l’album, mais au final, on compte quand même une ou deux dizaines de pépites. Ca attaque TRES TRES fort avec une triplette purement jouissive : Sasquatch (le « Are you ready » du Grand Funk Railroad), suivis des excellents Puny Human (une reprise des Osmond Bros, groovy à tout casser) puis du « duo » Clutch/Five Horse Johnson, qui rend justice à une reprise funky du standard « Red Hot Mama ». Fin de la plage 3, déja le disque est inattaquable. S’ensuivent plusieurs plages ma foi bien affutées et efficaces, à l’image des groupes qui les reprennent (boogie-rock sudiste pour The Brought Low, gros rock graisseux pour Dixie Witch). Novadriver se fend d’une des deux reprises d’AC/DC de l’album (ici « Sin City », très fidèle à l’originale, comme « Rock’n’roll singer » par le Glasspack), et laisse Alabama Thunderpussy nous livrer une reprise de Rainbow où leur précédent chanteur nous montrait à quel point il était un bon chanteur de heavy (un peu trop pour rester chez ATP !). L’Europe est bien représentée avec une version super couillue du « Mongoloid » de Devo, par Dozer, et laisse la place à un bon morceau de Acid King, avant un brûlot de Halfway To Gone. Antler et Brad Davis (de Fu Manchu) ne cassent pas trois pattes à un canard, tandis que Whitey Morgan And The Waycross Georgia Farmboys (??!!) balance une hilarante (mais honnête) reprise du « Running with the devil » version country, qui a propulsé au firmament… Van Halen !!

Passage au CD2, à mon sens un peu moins bon, mais qui commence bien avec Throttlerod et leur superbe reprise du « I just wanna make love to you » de Willie Dixon (popularisé par une pub bien connue, mais aussi par son nombre incalculable d’interprètes, de Muddy Waters aux Yardbirds, en passant par les Stones, le Grateful Dead ou Paul Rodgers), puis Red Giant et leur honnête reprise du « Saturday night special » de Skynyrd. Après quelques plages moyennes, Roadsaw se frotte à Led Zep et son « When the levee breaks », de manière couillue, fidèle et enlevée. Retour à quelques chansons sympa mais sans plus, pour débouler sur nos latinos préférés, j’ai nommé Los Natas, et leur reprise barrée de « Born to be wild », un peu trop décalée sans doute, mais toujours sympa. Scott Reeder, histoire de bien enfoncer le clou, nous rappelle comme il est loin le temps des lignes de basse pachydermiques et du metal sablonneux, avec la reprise du peu connu et poppysant « Two of us » des Beatles. Les britanniques de Orange Goblin donnent un gros coup de pied dans la fourmilière et crachent sur ces derniers morceaux un peu trop mielleux à leur goût, en ravivant à notre souvenir une reprise punkisante du leader de The Damned, Brian James. Vivifiant ! Encore quelques tranches d’americana, et la galette se termine sur une reprise psyché-planante du « Dreamweaver » de Gary Wright par Valis.

Ce second volet (d’une collection qui on l’espère ne s’arrêtera pas là) transforme l’essai, on y retrouve des dizaines de groupes totalement référentiels dans le petit monde du stoner, se fendant de reprises tour à tour audacieuses ou convenues, mais toujours sincères. On remarquera aussi que la frilosité passée fait place à quelque audace dans le choix des chansons (Led Zep, les Beatles, etc…), toujours avec réussite. Pas le meilleur album de la décennie, mais un sacré bon moment, et des heures de plaisir auditif, partagé entre nostalgie des 70’s et plaisir d’entendre ces groupes furieusement modernes et jouissifs.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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