Omega Massif – Geisterstadt

Label : Radar Swarm (2007)
Chroniqué par Laurent

Omega Massif - Geisterstadt

Déjà le patronyme du groupe met la puce à l’oreille. Au bout de quelques minutes, on réalise qu’au-delà de l’intention, c’est plus un soucis de transparence qui a amené le quatuor instrumental teuton à choisir son nom : « Massif » est même euphémistique pour décrire leur son.

Evoluant donc simplement à la force de ses instruments (!?), Omega Massif bastonne copieusement au gré de 6 titres gorgés de riffs gras du bide, de gratte lead criarde, sur fond de basse obèse. Là où d’aucuns se laisseraient engoncer dans une mécanique instrumentale trop bien huilée (un gros riff qui tourne 2 minutes, quelques soli, 2 breaks, et on passe à la plage suivante), les 4 massifs construisent des morceaux longs, parfois épiques, qui posent une ambiance en même temps qu’ils labourent les tympans.

L’approche du groupe n’est pas transcendentale d’originalité en soit : si vous aimez Pelican (similitude accentuée par le côté instru), Isis et les groupes du même acabit (vous savez, de ceux dont le genre musical hérite de noms commençant par « post-quelque chose » dans les mags de musique de djeunz), Omega Massif est fait pour vous ; et quand comme moi ça fait belle lurette que vous n’aimez plus ce que font ces groupes, vous aimerez sans doute quand même Omega Massif. Parce que c’est carré, que ça défourraille bien, que ça s’écoute d’une traite (après 2-3 écoutes un peu rêches), que c’est bien composé, et globalement, parce que l’intention est bonne.

On pourra en revanche reprocher (ou apprécier, c’est selon) quelques astuces de prod qui apportent peu (l’accordéon, les bruitages) et ont déjà été entendus mille fois dans d’autres skeuds de genres proches (instru ou pas).

Au final, une bonne surprise, et une acquisition intéressante pour quiconque aime se faire vendanger les oreilles à grands coups de lattes.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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