The Muggs – On With The Show

Label : Muggs (2008)
Chroniqué par Laurent

Chroniqué par Laurent

The Muggs était un groupe d’illustres inconnus pour moi avant d’enfourner leur présente galette dans mon lecteur CD. Trio étrange natif de l’industrielle et austère Detroit, ces gars-là avaient tout pour accoucher d’un brûlot graisseux, un uppercut froid et rèche, à l’image de la vie dans cette ville désolée, où la musique est trop souvent uniquement un exutoire. Et bien non. La musique de The Muggs est légère, datée (ou plutôt « hors du temps »), subtile…

Trio de formation presque classique (guitare, batterie… et orgue/basse Fender Rhodes !! Typique des 70’s !), les Muggs ont manifestement un peu bloqué sur les années 70 pour abreuver leur son et leurs compos : le son de gratte, impeccable, est juste saturé comme il faut, le chant est clair et légèrement rocailleux. La basse tout comme la batterie accompagnent le tout très discrètement, comme au bon vieux temps, à l’époque où il était commun que la paire rythmique assure modestement le taf dans le fond de la scène, hors des spotlights, mais sans effort et avec classe… De temps en temps, un solo de gratte venu de nulle part vient emmener l’ensemble, sans trop en faire. A noter une prod particulièrement croustillante, avec un son impeccable, un peu de slide ici ou là, du piano…

Les compos sont à la hauteur de ces premières louanges : le sympathique « Slow curve » entame de manière joviale les hostilités, la bave aux lèvres, et ouvre la voie à des titres plus mid-tempo (« All around you ») voire des balades étonnamment pas trop chiantes (« Curbside constellation blues », « Never know why »), même si le soufre n’est jamais très loin avec des titres bien plus enlevés (« Get it on », « Down below »).

Ce disque est à recommander aux fans des vieux Aerosmith (pas ceux de maintenant, ceux qui avaient 30 ans de moins !), et des autres anciens combo hard rock de la grande époque. Les fans de doom ou de stoner traditionnel n’y trouveront pas leur came, mais les plus ouverts d’esprit y prendront la même dose de plaisir qui fut la mienne lors des dizaines d’écoutes de ce disque.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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