Birds of Nazca – Birds of Nazca

Label : Auto-production (2020)
Chroniqué par Letthereberock51

Birds of Nazca, c’est un duo, originaire de Nantes, qui donne dans le stoner instrumental… Le genre de présentation qui au mieux, suscite de l’indifférence, au pire de la moquerie. A ceux-là, nous leur conseillerons de réviser leur jugement trop hâtif et de jeter une oreille plus qu’attentive au premier effort du binôme nantais. Car oui, Birds of Nazca fait du stoner instrumental, un marché de niche qui peut rebuter au premier abord (bah oui quoi, c’est bien connu, c’est chiant quand il n’y a pas de chanteur.euse!) mais qui nous a pourtant apporté son lot de formations mythiques, de My Sleeping Karma à Monkey3 en passant par Karma to Burn.

Alors, que retenir de cet album éponyme tout de noir vêtu ? Enregistré en live sans aucun overdub, le son est granuleux, immédiat, terriblement vivant. Evidemment, les piafs ne réinventeront pas le cactus mais ils savent donner à leur musique un goût d’authentique, une belle unité et on sent leur amour de la musique transpirer à chaque minute. Assez simple dans sa conception et très facile d’accès même pour le néophyte ou le réfractaire au genre, leur musique cache un travail poussé sur les ambiances et, au final, l’absence de chant n’est pas préjudiciable. Cela permet même de pénétrer un peu plus dans leur univers, de laisser divaguer son imagination et de se perdre dans les méandres d’une musique parfois chamanique, souvent entraînante mais jamais ennuyeuse.

Au final, difficile de dire du mal d’un tel premier essai. Certes, on peut déplorer ça et là quelques moments moins passionnants mais n’oublions pas qu’ils ne sont que deux et qu’à ce titre, les contraintes « physiques » sont plus évidentes que pour un groupe « classique ». Reste que ce premier album éponyme est une franche et belle découverte et une porte d’entrée idéale pour faire découvrir le stoner instrumental à ceux que le genre rebute. En cela, on ne peut que les féliciter.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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