Merca – Chup Amela

Label : Psychedoomelic (2006)
Chroniqué par Jihem

Merca - Chup Amela

Mais qu’est ce qui a bien pu pousser Psychedoomelic à signer ce groupe ? Un pari perdu, un excès de nostalgie, une envie de flinguer sa réputation ? Merca est un trio hollandais « issus des cendres de Shylock, la magnifique légende underground » dit la promo. Il y a une part de vérité dans tous çà, surtout en ce qui concerne l’aspect underground, mais alors très très underground. Tellement underground que j’en cherche encore la moindre trace sans résultat. Une des particularités du groupe est de posséder une fille derrière les fûts qui répond au charmant surnom de Animal. Si le chanteur se faisait appeler Kermit, ce qui lui conviendrait assez bien, çà aurait pu être marrant, on aurait pu penser que ce groupe excellait dans l’art de manier le second degré, mais malheureusement on doute que ce soit le cas.
Merca fait du doom très old school en parvenant à sonner comme du Obsessed des tous débuts, quand Wino inventait presque le style au début des années ’80. Et même si ces rares enregistrements ont gardé un certain charme, force est de constater que tenter de remettre ce son au goût du jour n’a pas grand intérêt. On se farci donc sept morceaux de doom assez lent ponctués de croassements insupportables qui n’apporte absolument rien de neuf. Je me suis tapé les 33 minutes (une chance !!!) de l’album une dizaine de fois pour en ressortir un seul élément positif, sans succès. Comme on dit dans ces cas-là pour pas être trop méchant, c’est pas franchement mauvais, il y a quelques riffs intéressants mais aucuns morceaux n’est vraiment accrocheurs. Cà pourrait éventuellement plaire aux amateurs d’un doom originel débarrassé de toute influence superflue, genre puristes qui considèrent que Metallica n’a plus rien fait de bon après Kill’em All où que la mort de Brian Jones a marqué la fin des Stones, mais là on est passé au XXIème siècle depuis quelques temps, on est dans l’ère du métissage en tout genre et de l’évolution à tout-và, ce que Merca ferait bien de comprendre s’il ne veut pas disparaître.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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