Black Capricorn – Cult of Blood

Label : Majestic Mountain records (2022)
Chroniqué par Laurent

Black Capricron est un trio sarde actif depuis presque quinze ans, un groupe de besogneux discrets, auteur de quatre albums et d’une poignée de EPs avant ce Cult of Blood, la plupart sortis chez Stone Tallion Rex, un label allemand qualitatif mais chichement doté en termes de moyens de promotion notamment. Bref : peu de monde les connaît. C’est peut-être la raison qui les a fait se séparer en 2019 ? Toujours est-il qu’ils ont retrouvé la flamme doom, se sont enfermés à nouveau dans une salle de répèt (forcément) obscure et ont pondu cette nouvelle offrande, qui sort cette fois chez Majestic Mountain.

Du doom donc, du doom lent et lugubre, mais dans une veine « accessible », plutôt stoner-doom. On pense beaucoup à Acid King, avec cette même gestion des leads de guitare, ce même usage du chant en fond de mix, et ce recours aux rythmiques lentes et roboratives, déroulant un boulevard pour un son de guitare fuzzée en mode poids lourd. On est dans une vraie zone de confort, et en même temps, sur le papier en tout cas, ça ne brille pas par l’originalité. C’est probablement là qu’interviennent les années d’expérience et d’abnégation du groupe, qui rejaillissent à travers des petites perles d’inventivité, des astuces d’écriture qui viennent pimenter le tout, et surtout un riffing 100% pure qualité (« Secret Society of Seven », « Witch of Endor »). Proposant 7 chansons (pour un peu moins de 45 minutes au total) le trio italien ne fait jamais dans la redite, propose des titres plus atmosphériques (« Godsnake Djamballah »), d’autres plus enlevés (le très malin « Snake of the Wizard »), et ne s’engonce jamais dans un carcan stylistique trop étriqué.

Cult of Blood est donc un impeccable album de doom, proposé par un groupe qui met du talent et de la passion dans son ouvrage. Il ne changera pas la face du monde, et ne chamboulera pas la hiérarchie en place des groupes de doom les plus populaires – en revanche il s’agit d’une galette qualitative, intègre et très jouissive pour tout doomster épicurien, une rondelle généreuse en riffs efficaces et en morceaux mémorables.

 


 



Note de Desert-Rock :
   (7.5/10)

Note des visiteurs :
   (0/10 – 0 vote)

(Pour donner votre note, cliquez sur le nombre de cactus voulus)


Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 

  •   English version



On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook