Sons Of Otis – Seismic

Label : Small Stone Records (2012)
Chroniqué par Laurent

Sons Of Otis - Seismic

S’il y a bien un truc qu’on ne demandera jamais à Sons of Otis, c’est bien d’amener un peu de variété à ses rythmiques. D’ailleurs qui serions-nous pour oser demander quoi que ce soit aux fils d’Otis ? Non, plombés comme un wagon de marchandise, les riffs tracent inexorablement leur chemin d’un pas de pachyderme sous barbituriques, enfonçant, à chaque boucle, un peu plus le clou. « Nothing gonna change » clame Ken Baluke dès le premier titre de sa voix habitée noyée dans l’écho, entre colère et résignation hébétée, une voix hantée comme la plainte d’une masse de damnés portée par le vent.

Cette atmosphère de plaine glacée fouettée par le vent ne vous lâche pas. Parfois illuminée de quelques errements à la limite du psychédélisme le plus millésimé (« Lessons »), d’ambiances dronesques mais avec un plafond nuageux aussi bas que leurs incursions restent très discrètes (l’intro de « Alone ») avant que l’horizon ne finisse par se dégager un peu et que l’on se surprenne à prendre un peu de hauteur pendant plus de 9 minutes sur l’instrumental hawkwinien « PK », pure merveille de space rock sévèrement défoncé. Puis, dans la seconde partie de l’album quelques grooves flirtant plus avec le stoner 70s que le doom, histoire de remonter peu à peu à la surface après une telle plongée en apnée(« Never in my life », « Cosmic jam »).

Ce nouvel album de Sons of Otis prouve, une nouvelle fois, qu’avec plus de 20 ans d’expérience, les canadiens s’y connaissent comme personne quand il s’agit d’insuffler une sérieuse dose de stoner à leur doom historique. La concurrence (on pense notamment à Ufomammut) a encore du chemin à faire avant d’égaler l’inventivité des ainés.

Note des visiteurs :
   (0/10 – 0 vote)

(Pour donner votre note, cliquez sur le nombre de cactus voulus)


Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 

  •   English version



On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook