Rongeur – An Asphyxiating Embrace

Label : Poacher Records (2018)
Chroniqué par Caïn

Il ne faut pas se fier aux apparences. A en juger par le nom du groupe et la pochette de son album, An Asphyxiating Embrace doit être sombre et glauque à souhait, et, à vue de nez, on s’imagine un gros doom bien crasseux et rugueux. Que nenni les amis ! Formé en 2012 à Oslo, le groupe Rongeur aura mis du temps pour nous sortir ce premier album qui est bien loin de tout ce que l’on a cité précédemment. Certes, ça reste du sludge, on a donc un minimum syndical de saleté et de virulence à respecter, mais un sludge entrainant et revigorant.

An Asphyxiating Embrace fait dans la concision puisqu’il n’est composé que de 8 morceaux, d’environ 4 minutes chacun. Sur ce court format, les norvégiens ont choisi d’aller droit au but et de ne pas perdre beaucoup de temps en s’éparpillant à droite à gauche. Les morceaux sont percutants et l’énergie est constante, on ne trouve aucun temps mort ni ralentissement sur cet album.
Le premier titre, « Weltschmerz » (la douleur du monde, en allemand), nous fait fortement penser à certains riffs de Mastodon, très mélodiques, où l’on a l’impression que le guitariste révise ses gammes. Même constat sur les arpèges d’intro de « Wellpisser ». Sur d’autres comme « Mr Hands », l’influence principale d’un bon stoner des familles bien groovy est plus évidente. La voix du chanteur, basse, rugueuse et gueularde, porte parfaitement ces morceaux définitivement très enflammés. Le titre rouleau-compresseur « Special Needs » de 1 minute 50 vient même donner un côté punk à l’album.

An Asphyxiating Embrace est un bon premier album, où il est impossible de s’ennuyer. On regrettera peut être un manque de variété sur l’ensemble de l’écoute, on aurait aimé certains passages pour sortir la tête du camion et respirer un peu d’air frais. Tant pis, on foncera tête baissée dans les effluves d’essence. C’est sympa aussi.



Note de Desert-Rock :
   (6,5/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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