Devil Electric – Tahlia

Label : Kozmik Artifactz (2026)
Chroniqué par Laurent

On doit reconnaître avoir un peu perdu de vue le combo australien depuis leur premier album, dont on vous parlait en 2017. C’est à l’occasion de la sortie de ce Tahlia, leur troisième album, que l’on les retrouve… comme si les années n’avaient pas eu de prise sur la formation !

Certes, le line up a pu évoluer à la marge (le poste de bassiste tient un peu des chaises musicales – tenu aujourd’hui par un français, Nicolas Dumont) mais musicalement, la recette est quasiment inchangée : un heavy rock/hard rock doomesque d’inspiration très sabbathienne, entre autres, reposant sur une production assez classieuse, et emmené par le chant très distinctif de leur vocaliste Pierina O’Brien : ses lignes vocales efficaces, dans un registre rock puissant, mais aussi plus mélodique parfois, servent parfaitement des compos variées. Il est même assez évident que le chant est vu comme un instrument à part entière dans le travail d’écriture, au vu de la place structurante qu’il prend dans le cheminement musical du disque.

Les compos ont comme point commun un objectif d’efficacité systématique, avec des riffs et lignes mélodiques accrocheurs, des breaks bien sentis agrémentés de soli discrets et sympas, le tout reposant sur un socle rythmique carré et  empreint de groove (comme souvent pour les groupes de rock australiens). A ce titre, la triplette qui introduit le disque (« Tahlia », « Jill & Jack Shit », « Weirdos ») en donne probablement le meilleure échantillon possible. Les titres suivants sont plus variés, mais pas moins intéressants, à l’image du quasi-instrumental « Acid Bath » (hanté par les soli de guitare de Lex, frontman d’un autre éminent groupe australien, Seedy Jeezus), ou du très solide et protéiforme « This Hereafter ».

On déplorera toutefois la durée un peu faible du disque (moins de 35 minutes, 6 chansons seulement) – on en aurait aimé une paire de plus… Devil Electric propose néanmoins un troisième disque solide et séduisant, qu’il est agréable d’écouter en boucle. On aimerait vraiment les voir sur scène dans nos contrées.

 


 



Note de Desert-Rock :
   (7.5/10)

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