All Them Witches – Sleeping Through the War

Label : New West Records (2017)
Chroniqué par Flaux

Feindre une objectivité rationnelle dans nos écris vis-à-vis d’All Them Witches serait un mensonge total tant le combo américain nous transporte depuis son premier album. A ceci, nous nous devons d’admettre un certain passe-droit puisque le quartet n’évolue pas à proprement parler dans le stoner, dans le desert-rock, ni le psychédélisme, encore moins dans la crasse ou la fange. Mais le groupe est dans un tel mélange des genres qu’il ne saurait nous échapper. Et s’il tutoyait la lumière sur son précédent opus « Dying Surfer meets his Maker », force est de reconnaître que sur ce « Sleeping Through the war » l’heure est à la marche engluée, aux promenades forcées, éreintées par un bayou-prison.
Plus direct, l’album semble, de prime abord, plus pensé par le prisme de l’animalité que de la conscience. Plus de guitares, de grain, des morceaux moins étirés, plus évidents, une approche dans la production laissant moins de place aux respirations, le tout percuté dès le début par un morceau dantesque « Bulls ». La première écoute pourtant chagrine. Car la force d’ATW (vous excuserez le raccourcis) réside depuis ses débuts dans l’équilibre des genres dans lesquels il puise et ce « Sleeping Through the War » échappe, si l’on ne s’y attarde pas un peu, à cet adage.
Car oui, de richesses cet album en est pourvu. Mais il convient de ne pas relâcher l’emprise et des écoutes approfondies seront nécessaires pour que la galette dévoile ses plus beaux attraits. Oui, il est plus direct, bien sûr qu’il semble moins cérébral que son prédécesseur. Mais ces chœurs féminins distillant gouttes de miel avec parcimonie, ces claviers discrets certes, mais toujours maîtres, le blues transpirant des solos et cette batterie toujours rêche et sur le fil ponctuent les compositions de respirations bienveillantes.
En résulte une impression en demie-teinte. All Them Witches reste All Them Witches. Il est qualité, technique et émotion et ce nouvel album fera la nique à une foultitude d’autres sorties cette année. Pourtant on ne peut s’empêcher de penser qu’il manque quelque chose à cet effort. L’impression que le groupe se repose sur ses acquis et le manque de prise de risque en font peut-être l’album le moins intéressant et aboutit dans la discographie du quartet de Nashville. Gageons que les gonzes sauront se remettre en question, ré-affirmant au passage un psychédélisme un peu perdu de vue. « Menfin » comme dirait l’inénarrable Gaston, on peut leur pardonner ce coup de moins bien tant leur créativité fait du bien à l’âme.

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