Blaak Heat – Shifting Mirrors

Label : Svart Records et Tee Pee Records (2016)
Chroniqué par Flaux

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Le Shujaa fut. Mais la perte du courage suffixe n’empêche pas Blaak Heat de tracer sa route et de creuser un sillon post-stoner, à la génétique orientaliste et la dynamique constante. A l’instar de The Atomic Bitchwax en 2015, les franco-américains balancent avec « Shifting Mirrors » une bombinette à singles marquée par l’inventivité et la science du riff, par ce savant dosage entre épices raffinées et ketchup grassouillet.

10 titres au compteur et des vraies envies de désert, du Ponant au Levant. Les bougres ne tapinent pas pour quelques gammes histoire de styliser leur stoner. Que non. L’armada est complète et du violon à la darbouka, du oud au clavier, toutes les adjonctions présentent un réel intérêt, apportent une touche de coloration nécessaire. Avec plus ou moins de réussite certes. Car là où un « Sword of Akim » vous casse les pattes arrière sans une once de remords, « The Approach to Al-Mut’asim », lui, se perd dans la ritournelle et réduit son intérêt au gré des mesures. L’album n’est pas inégal mais souffre dans sa construction.

On touche cependant à la lumière avec le quatuor « Taksim – Ballad Of Zeta Brown – Black Hawk – Mola Mamad Djan », un enchaînement de premier ordre entre ouverture et fermeture traditionnelles, évolution lancinante de desert-rock, riff destructeur typique au stoner et chants maîtrisés et acidulés.

Il est assez plaisant de ne pas se fader une énième copie d’un groupe phare, de ces monstres ayant posé les jalons d’un genre ô combien multiple mais bien trop scolaire et appliqué ces derniers temps. Blaak Heat suit ses propres règles et tant pis si parfois il s’y perd. Le résultat à tellement de personnalité qu’il serait bien stupide de ne pas y pencher une oreille, ou deux (tout le monde n’est pas Van Gogh).

Et le groupe de finir sur « Danse Nomade » à la rythmique détachée, à la guitare solo ironique, histoire de nous expliquer qu’ils y sont bien dans leur bulle et qu’on aurait tort de les en déloger.

« Shifting Mirrors » ne sera peut-être pas l’album de l’année mais il aura assurément une place dans mon top 10, tant la richesse et l’intelligence qu’il contient fait défaut à un paquet d’autres groupes. Blaak Heat joue une musique chaleureuse, tricote de véritables ambiances, affirme une identité propre dès les premières notes. On en ressort avec du miel dans les oreilles, un peu de sable entre les dents et du cambouis tout plein les orteils. Smooth Criminals.

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