Blaak Heat Shujaa – Blaak Heat Shujaa

Label : Improvised beings (2010)
Chroniqué par Thomas

Blaak Heat Shujaa

Wow, je sais pas vous, mais lorsque personnellement je contemple la scène stoner française actuelle, je me dis qu’on n’a plus à en rougir. Certes les US restent les premiers pourvoyeurs en matières de groupes brûlants comme le désert, mais Glowsun, A Tijuana Trip, Wheelfall entre autres, et maintenant Blaak Heat Shujaa sont là pour glorifier notre chère patrie sur ce plan musical.

Et même, BHS fait plus que simplement jouer du stoner, c’est à dire des riffs sabbathiens à fonds les ballons enveloppés dans un gros son chaud et sablonneux (ce qu’ils ont quand même par ailleurs, c’est produit par Scott Reeder dans son ranch et marqué en toutes lettres sur la packaging pour être sûr qu’on n’oublie pas), ils télescopent de nombreuses variétés de musiques américaines propres aux immensités désertiques et en font un must musical. Clairement mon album stoner préféré de cette année.

Surf music (on se croirait dans un bon vieux surf movie des 60’s), passages ambiants à la limite du spoken word, psychédélisme texan (qui a dit 13th floor eleveators ?) et même sitar (alors là vous pouvez pas mieux tomber avec moi les gars, je boufferai du shankar du petit déj’ au soir si je pouvais), voilà ce qu’on peut être amenés à retrouver dans l’éponyme de BHS. La voix (les, selon certains morceaux, même Reeder participe) est suave, envoûtante et sertie d’une section rythmique que beaucoup de groupes envierait.

Ce disque est une perle, pas moins. J’ai l’habitude d’être dithyrambique mais BHS tape vraiment fort. Je ne les connaissais même pas avant de recevoir un message me proposant d’écouter leur disque et j’ai mis plusieurs semaines à me remettre de la claque distribuée.

Chaud, séduisant, terriblement envoûtant (le maître mot), Blaak Heat Shujaa dont le seul faux pas est ce patronyme à l’orthographe difficile (encore qu’à force de le taper sur le clavier, ça finit par rentrer) frappe fort. Parisiens d’origine, mais californiens de cœur, à n’en pas douter, je suis sûr qu’ils n’en sont pas à la première generator party, ou n’attendent que d’y participer. Bravo.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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