Blackwater Holylight – Blackwater Holylight

Label : RidingEasy Records (2018)
Chroniqué par Caïn

Venu tout droit de l’Oregon, ce quartet vient de sortir son tout premier album éponyme chez RidingEasy Records. Comme le laisse deviner la typographie sur la pochette aux couleurs surannées, Blackwater Holylight prend racine dans un terreau highly seventies, âge d’or du psychédélisme of course. Cet album ne devrait donc pas décevoir ceux tournés vers le passé et pour qui c’était mieux avant.

Les membres de BHL (pour éviter toute confusion, on vous rappelle que cet acronyme fait bien référence à Blackwater Holylight et non à l’humoriste français bien connu) savent composer des chansons entêtantes et comptent bien nous le faire savoir. Pour exemple, « Willow » ou « Wave Of Conscience », aux riffs extrêmement simples, répétitifs, mais parfaitement efficaces, sont de vrais réussites que vous garderez longtemps en tête. Cette façon sournoise de balancer un riff clean qui ne paye pas de mine mais qui s’insinue en douce au plus profond de votre crâne nous fait penser aux Black Angels, ou encore au Brian Jonestown Massacre.

BHL partage d’ailleurs avec ces deux groupes de rock psychédélique le côté garage, avec un son poussiéreux et une fuzz bien dosée. Car oui, les amateurs de grosses guitares bien lourdes ne seront pas non plus en reste, comme avec le titre « Slow Hole » , le titre le plus lent et pesant de l’album, ou bien sur « Sunrise » et son envolé à mi parcours. Toujours dans un registre très psyché, le titre « Carry Her » nous fait presque penser à de la cold wave, avec une batterie métronomique et sans vie accompagnée d’une guitare glaciale.

Les 4 filles dans le vent (BHL est un groupe 100% féminin, fait malheureusement assez rare pour qu’il soit signalé) de l’Oregon nous pondent ici un album qui ne révolutionne pas grand chose, ce n’est de toute façon pas son ambition, mais ma foi bien sympathique et loin d’être ennuyeux. Les 8 titres de BHL passeront comme un buvard sous la langue et vous n’aurez pas vu le temps passer. Si vous aimez la fuzz et le rétro vintage, foncez !



Note de Desert-Rock :
   (7/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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