Blackwater Holylight – Veils Of Winter

Label : Riding Easy Records (2019)
Chroniqué par kara

 

En provenance des froides contrées d’Oregon, Blackwater Holylight sort de la brume en 2018 avec son album éponyme. Riffs entêtants, atmosphères psychédéliques et chants prêt à nous posséder, les américaines ne réinventent pas le style mais gâtent les amateurs de la scène revival.

C’est donc avec plaisir que l’on se jette dans leur second album Veils of Winter, qui avec le titre « Motorcycle » sorti comme teaser, semble davantage tirer sur la face heavy du groupe. « Seeping of Secrets » entame l’album avec ses riffs puissants et un groove très prenant. « Motorcycle », de par ses chœurs mystiques, son pont à tendance pachydermique et sa mélodie entraînante, nous montre ce que le groupe sait faire de mieux.

On commence à le savoir, les américaines manient à merveille les changements d’ambiances. Et Veils of Winter nous embarque ici, morceaux après morceaux, dans un trip plus sombre et hivernal porté par une basse pesante et répétitive ainsi que par les voix toujours aussi envoûtantes de Hopkins et Faris. Les rythmes lents posés par « The Protector » ajoutés aux notes de pianos et de synthés sur le titre « Daylight » viennent renforcer ces ambiances froides et mystiques. Mais voilà… tout voile finit par tomber et celui déposé par Blackwater Holylight va doucement s’effriter avec les mélodies plus pop de « Death Realms », puis avec les vagues psychédéliques de « Lullaby » et « Moonlit » (et son très joli solo final).

Avec le choix d’une musique plus lente et axée sur les riffs, mais qui conserve ses contrastes musicaux efficaces, Blackwater Holylight affirme son identité et vient proposer autre chose que le heavy-rock psyché plus conventionnel de son premier album. Un poil inégal par moment, ce Veil of Winter peut paraitre frustrant à la première écoute. Mais il saura toucher le cœur des fans du genre et hypnotiser son auditeur pour le perdre dans ses ambiances brumeuses.

 



Note de Desert-Rock :
   (7.5/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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