Clutch, Kylesa, Kamchatka, 27 novembre 2009, Bruxelles, Belgique

Chronique de

C’est sous une pluie diluvienne que nous taillons la route pour Bruxelles en ce vendredi soir. Un ciel noir obscur, des trombes d’eau, une visibilité quasi nulle à tel point que par deux fois nous nous trompons de route. Heureusement, grâce à l’amabilité d’un taximan bruxellois, nous arrivons enfin à destination. A peine nous voilà au VK que Kamchatka monte sur scène pour une petite demi-heure Woodstockienne vraiment excellente. Le trio suèdois, au look tout droit sorti de la fin des sixties (barbes et moustaches à la Creedence), s’acquitte de son rôle de chauffeur de salle haut la main. Le VK est encore quasi vide pourtant à cet instant, mais le peu de public présent réagit de façon très réceptive. Guitariste et bassiste se partagent alternativement le chant sur chacun des titres. Ca sent bon le fleur power, super bien construit, avec des relents de Grateful Dead. Bref, la surprise cède vite la place à l’enthousiasme. Jean-Paul Gaster, le marteleur de Clutch, assistera à la quasi totalité de la performance de nos nordiques depuis le côté de la scène et viendra même les rejoindre sur le dernier titre. Une performance hallucinante pendant laquelle on ne peut s’empêcher de s’attarder sur le synchronisme des deux batteurs. Bravo Kamchatka. Le temps de changer un peu de matos et c’est au tour de Kylesa d’investir la scène du VK et de poursuivre dans la soirée à thème : « 2 batteurs ». Je vais certainement m’attirer les foudres de certains, mais à part justement cette formation avec 2 kits qui donnent un côté ultra-pêchu aux intros des morceaux, je n’ai franchement pas accroché. Que voulez-vous : les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. L’occasion donc d’aller se rafraichir au bar et surtout, de constater que malgré le peu de présents une demi-heure avant, la totalité des albums de Kamchatka a déjà, à mon grand dam, été vendue ! Peu après 21H30, la salle est archi-comble et c’est au tour de Clutch de s’occuper de nos oreilles. Le groupe a un nouvel album, Strange Cousins from the West, enregistré sans claviériste. C’est donc sous la forme ancestrale du quatuor que le combo du Maryland apparaît……et pas question de jouer des morceaux construits jadis avec le hammond de Mick Schauer.
C’est donc un Clutch plus roots auquel on a le droit ce soir. Le groupe fera donc la part belle à sa dernière offrande.

On retiendra l’excellent « Minotaur » mais surtout un magistral « Let a poor man be » vraiment taillé pour la scène. Gaster, comme a son habitude, déclenche des mini-secousses sismiques en tapant ses fûts tandis que Tim Sult reste concentré et impassible sur sa gratte. Arrivent ensuite les excellents « Power player » et « King of Arizona ». Fallon, passera la soirée, machouillant je ne sais quoi, à nous offrir une performance vocale comme seul lui en est capable, se mettant volontairement en retrait pendant les passages instrumentaux.

Certains dans le publics réclameront à corps et à cris un « Gullah », mais pourtant, le groupe ne jouera aucun titre de Robot Hive/Exodus ce soir. Par contre, il piochera dans ces galettes les plus anciennes pour notre plus grand bonheur. « A Shogun named Marcus » viendra titiller le parterre de fans de la première heure présents ce soir avant que « The Mob Goes Wild » et « Profits of Doom » sonnent le réveil des slammers de tout poil.
En guise de rappel, le groupe se targuera d’une jam session vraiment excellente, accompagnés par le guitariste de Kamchatka et avec Neil Fallon à la Cow Bell. Tout ça avant d’enfoncer le clou avec un « Cypress Grove » absolument dantesque. Comme toujours, Clutch a assuré et ça valait vraiment le coup d’affronter le déluge. PS : Un merci à Nick « bow down to the mighty NY Mets » Czyz pour les photos

Stonerpope



Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 

  •   English version



On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook