Ddent – Toro

Label : Autoprod (2018)
Chroniqué par nAn

 

En 2017 sortait le sublime album آكتئاب : sorte de voyage poétique et initiatique Post-Metal aux accents industriels. Seulement un an après, Ddent remet le couvert avec Toro, un opus qui ose flirter avec l’excellence.

Si plus haut nous vous parlions d’éventuels styles musicaux, il serait bien trop facile de classer les Parisiens dans une catégorie plutôt que dans une autre, tant ce deuxième album entend rassembler de nombreuses inspirations. Ce constat se fait avec les premières secondes du titre introductif « Dans la roseraie » : on croirait avoir mis un bon vieux CD de Trip Hop. Puis des guitares lointaines se rapprochent, des rythmiques exotiques et tribales nous entrainent, le corps basse/batterie marque le temps : le nouveau voyage peut enfin commencer. Un effet de pesanteur et d’envol envahissent nos sens au fur et à mesure que les morceaux s’enchainent : « Dis à la lune qu’elle vienne » et « Longue, obscure et triste lune » en sont de parfaits exemples. Il y a aussi quelques expérimentations plus lourdes et plus rythmées avec « L.s cloch.s d’Ars.nic.t la fum.. », ce n’est pas pour nous déplaire.

Et alors qu’on pensait que le groupe avait tout donné avec son précédent disque, les magnifiques « Torse de marbre » et « Noir taureau de douleur » explosent dans nos oreilles. Les influences sont vastes : Post-Metal/Rock, encore du Trip Hop et une forme mature de ce qui pourrait le plus se rapprocher d’une musique « instrumentale » digne des plus belles B.O de films. Mais le titre qui sort véritablement du lot est « La Pluie emplit sa bouche ». Son introduction mystique nous emmène en plein désert, face à un temple maudit qu’on a envie d’explorer. Il suffit d’entendre ensuite ce riff de guitare entêtant, rejoint par une gracieuse séquence de toms, et d’une ligne de basse droite et massive.

Toro est donc certainement l’œuvre la plus aboutie de Ddent : un album riche en nuances, mature, maîtrisé et beau.

 



Note de Desert-Rock :
   (8,5/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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