Dead Meadow – The Nothing They Need

Label : Xemu Records / Differ-ant (2018)
Chroniqué par Laurent

20 ans ! 20 ans déjà que le trio psyche de Jason Simon et Steve Kille trace sa route (bah oui, Laughlin est parti… encore…). 20 ans et huitième véritable album, bilan correct pour un groupe (même s’il a un peu levé le pied sur la deuxième partie de sa carrière) qui n’a toujours pas de faux-pas à son actif. The Nothing They Need sort comme une large part de sa discographie sur le propre label du groupe, qui joue depuis longtemps sans pression.

Levons immédiatement un suspense qui n’a que trop duré : The Nothing They Need ne révolutionne en rien la disco du groupe et ne devrait pas vraiment chambouler les aficionados des américains ; pour autant, c’est un excellent cru. Alors attention, si vous avez lâché l’affaire lors de la dernière décennie, vous allez peut-être quand même être un peu surpris : l’urgence et l’aspect brut des premiers disques du trio a progressivement évolué vers quelque chose de plus travaillé, aux compos soignées et à la production impeccable. Mais fondamentalement, les bases du groupe restent les mêmes, on a toujours une base psyche solide et des mélodies catchy. « Keep Your Head » nous en offre dès l’intro le plus bel aide-mémoire : sirupeux, mélancolique, le titre déroule sa nonchalance arrogante, parfois transpercé par le chant toujours sur la brèche de Simon et plus généralement tiré par des plans instrumentaux impeccablement maîtrisés. Tout est à peu près là, décliné en huit variations pour 35 minutes de grande classe. Les mélodies infectieuses se donnent le relais sans interruption, portées par des atmosphères variées, évoluant toujours dans une veine mélancolique, toujours sur la brèche entre allégresse (« Here with the hawk ») ou tristesse (le superbe « This shaky hand is not mine »).

The Nothing They Need n’est rien moins qu’un très bon album de Dead Meadow. Le classer comme meilleur disque de leur discographie est un exercice un peu stérile (spoiler : non), mais il mérite une belle place dans la discographie de tout fan de rock psyche US, apportant une nouvelle belle pièce dans le parcours d’un groupe clairement à part.



Note de Desert-Rock :
   (7/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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