Dogs Bollocks – Smokin’

Label : Helium Records (2009)
Chroniqué par Chris

Dogs Bollocks – Smokin

La nouvelle formation originaire de Bâle – côté Suisse – sort son premier opus de manière quasi simultanée avec Zamarro. Outre l’origine, ces deux formations partagent une affection pour les artworks terriblement US, le rock pêchu, les caisses ricaines et Hede. Pour le reste, il s’agit d’entités artistiquement bien distinctes.
Enregistrées en octobre et novembre deux-mille-huit, les douze compositions de ce quatuor sont douze odes dédiées au grands dieux du rock’n’roll. Le rock dans ses déclinaisons hard et glam sert de base à un style qui rappelle pêle-mêle Gluecifer, les Hellacopters, Mötley Crüe, les Backyard Babies, Dirty Power, Raging Slab, Five Horse Johnson, Dozer, Thunder Express et Misdemeanor. La dominante de cette galette est la rapidité d’exécution, le groove et les lignes binaires à la batterie. Un style qui plaît ou ne plaît pas. Personnellement, je suis fan donc je ne vais pas bouder mon plaisir en écoutant des skeuds accessibles aux non-bourrins.
D’autant plus que certains titres valent franchement le détour à l’image de furieux ‘Rebel Reload’ qui est un rock bien carré balancé pied au plancher avec de grosses influences eighties, ‘Legalize Your Mind’ qui lorgne vers la balade seventies mixée avec le punk’n’roll, ‘Desperate Kingdom Of Love’ au son bien garage punk ou ‘Over The Top’ qui est articulée comme un titre des Ramones : rien de bien sorcier, des guitares saturées en avant, chlack boum chlack à la batterie et des chants dans un registre bien haut.
En outre, l’air de rien, le groupe a placé une ogive nucléaire redoutable au beau milieu de son album : ‘The Court Of Last Resort’. Tranchant avec le rythme plutôt véloce des autres plages, ces quatre minutes de magie heavy rock sont à mettre du côté des meilleures réalisations de Dozer (excusez du peu). Une bonne surprise d’un groupe composé uniquement d’activistes d’autres formations, mais qui se la donne régulièrement sur scène.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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