El Caco – Viva

Label : Music For Nations (2001)
Chroniqué par Laurent

El Caco - Viva

Un nom hispanisant, un album qui s’appelle ‘Viva’, un toreador/squelette en sombrero sur la pochette. Pourquoi est-ce que les norvégiens d’El Caco essayent-ils de se faire passer pour espagnols à tout prix ? Peut-être qu’il est devenu difficile d’être l’un des centaines d’excellents groupes rock scandinaves ? Une fois oubliées ces questions existentielles, il est temps d’enfourner la galette dans le lecteur CD, et de se manger une baffe de folie ! Ben oui, parce que ça tarde pas, dès le ‘I’ll play’ d’ouverture, c’est un riff énorme qui lamine nos tympans, bien enrobé par le chant rocailleux et mélodique de Øyvind Osa. La rythmique, ultra heavy, mais aussi groovy et carrée, ainsi que le son de guitare bien lourd, nous guident alors tout naturellement vers l’étiquette ‘stoner’. Mais dès le troisième morceau, ‘Oh you’, une simili-ballade pop-rock au refrain bien plombé, on se pose des questions ! El Caco ne serait donc pas uniquement un ‘pur’ groupe stoner, on nous aurait menti ? Ben on dirait bien, parce même après plusieurs dizaines d’écoutes de ‘Viva’, on arrive toujours pas à trouver une étiquette commune à toutes les chansons. En tout cas, elles ont des points communs : la qualité de la composition, le don de l’arrangement idéal et du gros son (ils se sont produits eux-mêmes, les bougres !), un chant tour à tour hurlé, susurré, rocailleux, chaleureux, et j’en passe. Les ‘Oh yeah’ et autres ‘She-man’ et ‘High on a low’ nous confortent dans l’idée qu’on a bien un groupe largement influencé par le stoner rock en général, mais El Caco est tellement plus que ça, que tout amateur de bonne musique plombée, tous genres confondus, est forcé d’adorer.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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