Elevators To The Grateful Sky – Cloud Eye

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Chroniqué par Ain’t One

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A ce rythme l’Italie va devenir l’autre pays du stoner. Sans citer tous les excellents albums sortis de la botte, arrêtons-nous à Palerme d’où sévissent depuis 2011 Elevators To The Grateful Sky. Le quatuor attaque très fort dès le premier étage avec « Ridernaut » et son intro sablonneuse appuyée par un harmonica. Tout semble dit: Riff en provenance du désert californien qui embarque votre nuque dans une bourrasque de headbanguing béat. S’enchaine un break plus lourd pour finir sur un passage au psychédélisme serein. Seul ombre, le chant manque de puissance pour atteindre les gardiens du temple kyussien. Voilà le talon d’Achille de cet album : le « Grateful Sky » est atteint dès le premier titre. Rien d’anecdotique dans les suivants mais rien qui ne parviendra à atteindre la force de celui ci.

Le groupe propose ensuite un gros stoner-rock riffu à la Dozer, toujours avec une parfaite maîtrise instrumentale qui dégage un joli groove et des solos de premier choix. S’autorisant un passage repris par une trompette sur « Red Mud » (qui est tout sauf gratuit quand on voit l’alchimie qui s’en dégage), on sent tout de même les Elevators en pleine possession de leurs moyens mais avec une propension à parfois vouloir trop en faire. Le bien arrangé « Mirador » propose un bon moment instrumental et jusqu’à « Handful of Sand » l’album maintient un équilibre entre toutes les idées du groupe. Rien à jeter (excepté le gimmick reggae) par la suite mais les palermitains finissent par se perdre et l’album à tirer en longueur. Lorgnant du côté des QOTSA/Foo Fighters égarés dans des effluves de rock simplistes injectant de fulgurantes inspirations par brefs moments.

Sorti en 2013 Cloud Eye marque des débuts très prometteurs pour The Elevators To The Grateful Sky, avec une belle production. La suite est en cours d’enregistrement souhaitons que le groupe réussisse à canaliser sa créativité pour gagner en efficacité sur tout un album.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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