Fostermother – The Ocean

Label : Ripple Music (2022)
Chroniqué par Laurent

Le texan Travis Weatherred a monté Fostermother en 2019, rejoint rapidement par Stephen Griffin. Touche-à-tout instrumentistes, les deux musiciens ont écrit et enregistré seuls leur deuxième album, The Ocean (même si un troisième musicien vient d’être recruté par le duo, vraisemblablement pour leur permettre de donner quelques concerts – tout au moins l’espérons-nous). Deux ans après leur premier album, originalement appelé Fostermother, ce second disque, cette fois signé chez Ripple, vient enfoncer le clou.

La musique du duo est une sorte de stoner doom très fuzzé et très mélodique, très travaillé aussi (gros travail du son, avec notamment un travail de production convaincant). On pense souvent aux talentueux Mars Red Sky (écoutez les couplets de « Hedonist » en particulier) pour le contraste entre une base instrumentale lourde mais mélodique, et un chant clair et hanté. Loin du plagiat, Fostermother trouve sa voie dans ce segment musical peu exploré, caractérisé par un vrai travail d’écriture qui fait rentrer ses mélodies au forceps dans nos petits crânes après seulement quelques écoutes. L’ensemble est plutôt lent, voire mid-tempo, et explore méticuleusement, sur 45 minutes, cette étroite frontière entre lourdeur et subtilité. De plus, les compositions parviennent à jumeler un travail de structure très élaboré (les chansons sont denses, roboratives même, chargées en riffs, refrains, breaks…) et une durée (relativement) courte, avec un seul titre au dessus de 6 minutes. Tant et si bien que l’ennui n’est jamais là, et les écoutes peuvent se succéder avec toujours une petite surprise au détour d’un riff déja engrammé depuis longtemps, ou un refrain déjà chantonné après seulement trois ou quatre écoutes…

Toute autant audacieuse que séduisante, la musique de Fostermother a pas mal d’atouts pour plaire largement. Il faut se pencher sur leur cas.

 


 



Note de Desert-Rock :
   (7/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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