Green Lung – Necropolitan

Label : Nuclear Blast Records (2026)
Chroniqué par Sidney Résurrection

Aprés avoir séduit Nuclear Blast, Green Lung ne pouvait pas en rester là et sort une nouvelle plaque, Necropolitan, sur ce même label. À coups de riffs bien écrits et d’assemblages musicaux fins, le groupe londonien de stoner doom occulte a toujours eu le loisir de séduire nos oreilles et de gagner un peu plus à chaque coup notre cœur. Avec ce quatrième long format, le groupe s’installe plus confortablement dans le paysage stoner et confirme qu’il est de ceux sur qui il faut compter.

Même si le doute est permis lors des premières écoutes, il apparaît que le quintette reste en maîtrise de son véhicule et si des incartades sur « Necropolitan Line » ou « Ozymandias » se font jour, Green Lung garde le cap. Mais nous y reviendrons.

Necropolitan se situe dans la veine des précédents albums de heavy rock occulte du groupe. On retrouve parmi les neuf pistes qui constituent l’objet le sexy et lascif « Dance to the Grave », l’épique « Black Magick Radio » ou encore le mystique « Alostrael (Be My Babylon) ». Trois pistes qui, à elles seules, corroborent le parcours du groupe aux compositions aguicheuses qui, sans marquer le tympan au fer rouge, savent administrer leur dose de plaisir à l’encéphale. Le groupe nous replonge dans l’esprit de ses précédentes productions et ne vient pas apporter un grand souffle de renouveau – après tout, pourquoi chambouler une recette qui marche ? On notera au passage un cameo de Riley Pinkerton de Castle Rat, qui vient prêter sa voix à l’introduction narrative d’ « Alostrael ».

Plus avant, nous avons évoqué quelques déviations et il faut nommer la tendance néo-rétro dans la veine d’un Deep Purple que sont « Necropolitan Line » et le plus bourrin « Ozymandias » (tu t’attends à quoi dès qu’il y a de l’orgue et du boogie ?). Dans un cas comme dans l’autre, les chœurs et la voix du lead singer Tom Templar en particulier confèrent aux pistes un je-ne-sais-quoi de suranné qui ne saurait tenir uniquement aux sonorités de l’orgue. Le glissement est perceptible également dans le folklorique rétro-rock de « To the Gallows Born », qui emprunte un axe narratif  et une introduction à l’ambiance folk. Cette proposition ne sera sans doute pas sans séduire les amateurs du Zeppelin et vient habilement conclure l’album. Elle laisse à l’auditeur l’impression d’avoir écouté quelque chose d’inhabituel pour le groupe. Doute vite évaporé après quelques réécoutes attentives.

Au final, Necropolitan est un album sur lequel le groupe reste en maîtrise de sa production et, si apparaissent des évasions un poil plus colorées, Green Lung garde le cap de son rock stoner doom occulte et donne à son public, une fois de plus, un peu de sa naturelle grandiloquence. Un album d’une qualité entendue et aux surprises contenues, qui n’a pas été pour nous déplaire.

 



Note de Desert-Rock :
   (7.5/10)

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