Hainloose – Burden State

Label : Elektrohasch (2006)
Chroniqué par Jihem

Hainloose - Burden State

A la première écoute de ce second méfait de Hainloose (dont j’avais complètement zappé la première sortie), on se dit qu’on a affaire à un petit album de stoner classique, très bien produit, pas très innovant mais bien foutu qui ne se distingue pas particulièrement de la pléthore de sortie qu’on nous balance à longueur d’année.
A la deuxième écoute, un peu plus attentive, on se dit que si ce trio avait été américain et non pas allemand, il aurait facilement trouvé sa place sur le catalogue de Small Stone grâce aux accents southern-rock qui parcourent l’album. C’est surtout marquant sur les trois premier titres et en particulier sur « Proud of My Doom » où Haris Turkanovic, dont le timbre de voix évoque celui de Pepper Keenan, se la joue redneck patenté sur une intro non dénuée d’humour.
A la troisième écoute, on se dit que ce qui distingue Hainloose de ses modèles américains, c’est la volonté de développer leurs morceaux en creusant un peu l’idée de base tout en parvenant à rester concis (la majorité des titres tournent autour des quatre minutes). Cela nous vaut quelques breaks et solos du plus bel effet offrant l’opportunité à nos lascars de faire la démonstration de leur maîtrise technique.
Alerté par l’écoute précédente, on se repasse immédiatement les dix titres pour se rendre compte que derrière l’aspect basique des compos un brin bourrin se cachent trois musicos de haute volée qui à l’instar de Clutch (à qui on songe plus d’une fois) parviennent à sonner simple et efficace tout en jouant des parties complexes. Difficile de sortir un morceau du lot tant ils présentent tous les mêmes qualités bien que j’aie une légère préférence pour l’instrumental « Chernobilly », sans vraiment pouvoir en expliquer la raison.
Au final, alors qu’on pensait que ce disque ne sortirait de son boîtier qu’à de rares occasions, « Burden State » trône toujours sur le haut de la pile depuis plusieurs semaines. Preuve en est qu’il ne faut jamais trop se fier à une première écoute.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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