Here Lies Man – No Ground To Walk Upon

Label : RidingEasy Records (2019)
Chroniqué par Sidney Résurrection

 

Riding Easy Records est un label qui parle à beaucoup, en effet, on ne produit pas Monolord sans marquer les esprits et affirmer sa culture Doom/Stoner. Mais nous ne sommes pas là pour parler de ça, pas plus que du dernier album de Here Lies Man, No Ground To Walk Upon.

Non, nous n’allons surtout pas parler de Here Lies Man, bien que ce quartet de Los Angeles mis en avant par le label sus-cité comme du “black sabbath jouant de l’afro Beat” aurait pu certes figurer parmi les albums à chroniquer par Desert-rock.com. On va aller chercher sur cette plaque le psychédélisme et on le trouvera sur chaque piste, on va aller chercher la disto et on la trouvera sur chaque piste, le riff d’intro fait gimmick de “Washing Bones” est sans doute le plus Metal de l’album et on retrouve parfois ce qui fait nos classiques et notre culture Desert. Les précédents albums réalisaient le syncrétisme entre sonorités Afro-Beat et Heavy. Oui mais voilà, Here Lies Man fait vraiment de l’Afro Beat cette fois-ci, c’est rafraîchissant et hyper bien foutu. On tourne en boucle des riffs et des refrains dans le plus pur esprit 70’s, on irait bien lorgner même du coté de Herbie Hancock parfois si ce n’est de  Joe Zawinul mais je crois surtout que c’est un peu l’imagination qui parle. Quoi qu’il en soit on a tout au long de l’album affaire à un funk un peu perché, celui sous un acide agressif, qui flirte avec les sonorités plus rock et plus crasses d’une époque émancipée qui va rechercher en Afrique une culture oubliée. Assurément on essaiera de se raccrocher à quelque chose à l’écoute de cet album sans nul pareil dans la galaxie stoner et pour cause, il est en orbite autour de celle-ci sans vraiment y rentrer.

Cet album de Here Lies Man qui sonne comme si Fela Kuti avait vécu et laissé croître sa rage est une belle plaque qu’il faudrait posséder ou prendre le temps d’écouter. Mais voilà chez Desert-rock nous chroniquons un style déjà suffisamment vaste sans en plus vous raconter tout sur ce qui s’en approche. Voilà pourquoi vous ne trouverez pas de chronique du dernier Here Lies Man, No Ground To Walk Upon sur ce site.

 

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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