High Fighter – The Goat Ritual

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Chroniqué par Ain’t One

EP Cover Artwork © by Dominic Sohor Design

Les plus grands crus ont besoin de temps pour exprimer toutes leurs richesses. Du temps pour développer des arômes, des parfums qui vont chercher par delà les sensations usuelles que le vin vous procure. Et il y a les vins du nouveau monde qui, sans prétention, vous offrent un plaisir délectable, presque coupable parce qu’immédiat sans avoir à attendre de longues années. High Fighter vient d’Allemagne mais fait pourtant totalement partie du stoner du nouveau monde.

Efficacité, richesse des effluves d’influence, belle présentation (jolie pochette signée Dominic Sohor Design), sans apporter un panel de perceptions nouvelles, le groupe tape juste et, pour un début, c’est franchement prometteur. Le quintet vous propose un sludge/metal avec un bouquet bien stoner et une belle robe d’arrangements plus mélodiques qui vous laisse une fin de dégustation de très belle tenue. Ca ne fait pas dans le liquoreux ici mais dans le blanc sec ! Les riffs dépotent et sentent le metal au premier nez. Puis quand on aère un peu « The Goat Ritual », on perçoit des refrains plus sablonneux et en bouche restent les arpèges et harmonies plus subtils que déposent les grattes sur la lie de groove velu de la section rythmique.

Outre les passages plus mélodieux qui sortent l’EP de la masse des riffs qui ne transpirent pas l’originalité, c’est bien la voix de Mona qui pousse ce cru 2014 vers des horizons plus intéressants. Tantôt grave à suinter le blues, tantôt hurlée à cracher le death, Mona s’impose comme un cépage autour duquel bâtir des cuvées plus complexes. Attention néanmoins à ne pas en abuser et laisser plus souvent les cépages instrumentaux s’exprimer et dévoiler leurs profondeurs.

High Fighter n’est pas un regroupement de jeunes viticulteurs, le groupe comptant dans ses rangs des œnologues confirmés, et ça se sent. La production est brute mais on sent que le terroir est fertile. Si les allemands continuent à peaufiner leurs assemblages en creusant leurs différences, c’est un futur grand cru qui pourrait en naître.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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