Holy Serpent — Endless

Label : Riding Easy Records (2019)
Chroniqué par Alex

Lorsque l’on évoque Holy Serpent, on visualise de suite un quatuor talentueux sorti de nulle part en 2014, qui réalise coup sur coup deux albums de qualités – Holy Serpent en 2015 et Temples en 2016 –, et à qui tout semble réussir. D’heavy psych à acid doom rock vintage, les Autraliens domptent vite un jeu qui, s’il ne réinvente pas le genre, a le mérite de lui faire honneur. Le 18 octobre 2019, une nouvelle pierre nommée Endless s’ajoute au glorieux édifice du label Riding Easy. Et au regard de ces précédents exploits, on est en droit d’attendre du lourd dudit album.

Dès les premiers accords de « Lord Deceptor » nous sommes envoyés dans cette noirceur électrique ; ambiance particulière issue du subtil mélange entre mandales percutantes et délicates caresses. La voix de Scott ne sature pas ou peu, située au carrefour entre la douceur de Julien Pras (Mars Red Sky), avec cette même sensation de hauteur inaccessible, et l’apathie incantatoire de Dorthia Cottrell (Windhand). Côté instrument, l’écriture s’articule autour d’un doom acide certes lancinant, mais investi d’une profonde énergie. Une puissance qui se distille avec justesse au fur et à mesure des pistes, et qui se voit sublimée par une prod impeccable.

Comme « For No One » nous le rappelle, une grande quantité de fuzz habille l’album du début à la fin et en parfait le propos. Et même si l’introduction de « Marijuana Trench » suggère un retour à l’acoustique, il ne s’agit que d’une ruse visant à amplifier la gifle qui survient deux minutes plus tard.

Endless apparaît finalement à l’image de l’artwork qu’il revêt : un reptile ardent qui serpente avec une lenteur dévastatrice sur une vaste terre désertique, laissant cendre et charbon dans son sillage, sous les yeux prudents des vulnérables témoins de son passage. Ce troisième album, c’est non seulement la confirmation du talent prodigue des Australiens, mais également pour eux un tracé en direction du panthéon des groupes qu’on ne pourra guère ignorer demain.



Note de Desert-Rock :
   (8,5/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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