Hubris – EP #II

Label : autoprods (2018)
Chroniqué par Flaux

Vous l’avez cette sensation quand on découvre une belle alliance de saveurs ? Quand les papilles chuchotent de mille picotements délicieux au contact d’un sucré-salé inattendu ? Vous en salivez même ?

Voilà, c’est l’effet Hubris. Le jeune combo toulousain officie depuis 2 ans maintenant et vient de sortir cette année un deuxième EP étonnant de fraîcheur, de maturité et d’intelligence.

Par la grâce d’une vidéo live postée sur youtube, teintée de psychédélisme projeté et de plans rapprochés nous faisant entrer dans le corps de l’entité musicale, les toulousains offrent une expérience sensorielle agréable et immersive. Faisons valser les étiquettes autour d’eux afin de comprendre quelle cuisine pratique le quatuor. Elle est chaude et épicée à la manière d’un King Lizzard and the Lizard Wizard, piquée de pointes acidulées à la Ecstatic Vision, mijotée façon L’effondras et aventureuse comme a pu l’être la tambouille du Floyd expérimental.

L’ensemble de ces références est habilement mixé et ne souffre d’aucune grossière erreur. Un Ep peut-être, mais de quasiment une heure qui nécessite une attention véritable pour qui voudrait creuser leur musique. Les cuistots connaissent la formule pour pondre du riff accrocheur mais n’hésitent pas à faire entrer le client dans de longues plages de transes où la respiration se calque au lent rythme de leurs envies. C’est savoureux, étonnant.

Hubris va devoir transformer l’essai rapidement. En se frottant à l’exercice live déjà, pour savoir si l’expérience survit à l’épreuve de la scène, en enregistrant un album ensuite car l’édifice a besoin de plus de charpente, de structures. L’équilibre entre le corps et l’âme nécessite encore de la réflexion et du dosage, on aimerait en effet un peu plus d’instinctif que de cérébral. Mais ne boudons pas notre plaisir, cette cuisine là a clairement un goût de « reviens-y » et pourrait avec l’intelligence qui les caractérise gagner sa première étoile d’ici peu de temps.



Note de Desert-Rock :
   (6.5/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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