Jupiter Zeus – On earth

Label : Magnetic Eye Records (2014)
Chroniqué par Sylvain

jupiter-earth-zeus

En provenance de la lointaine Australie, voici venu Jupiter Zeus.

Entre heavy et stoner ambiant l’album démarre sur un morceau tendance épique qui n’est pas pour me déplaire (j’ai de nouveau 15 ans !) la voix flottant au dessus de ce morceau ajoute un effet bien sympa et laisse augurer du meilleur pour la suite.

Malheureusement ce n’est pas le cas. Si la voix rend très bien sur les passages calmes ou lorsqu’elle se pose en nappe et est soutenue par le clavier ce n’est pas la même chose le reste du temps. Assez souvent elle se contente de suivre les riffs de gratte et lorsqu’elle n’est pas un peu trop hachée on se surprend à décrocher du fait de lignes un peu fades et lassantes.

En ce qui concerne la musique, on navigue entre deux eaux : une palme dans le heavy, une dans le stoner bien propre, et une dans le hard fm (oui je porte 3 palmes lorsque je me mets à l’eau, on est jamais trop prudent). Pas de chance, le heavy me laisse de plus en plus froid et le hard fm ne m’a jamais parlé…

A coté de ça, le son est assez cool quand le groupe tape dans le metal à la Grand Magus, lourd, sec et efficace.
Certains arrangements sont bien plaisants, comme l’ajout d’un synthé ici ou là, une mise en place bien sentie avant d’arriver à un refrain ou ce genre de chose. Par contre les morceaux se perdent parfois dans l’empilage d’idées, on passe d’un plan qui fait taper du pied à un autre où on a envie de soupirer pour repartir sur une interlude bancale avant d’arriver sur un couplet bateau et à moitié pop… un peu plus de concision aurait raccourci les chansons mais les aurait rendues plus digestes à mon sens.

Si je voulais avoir l’air prétentieux je leur conseillerais de bosser la cohérence des compos, de laisser le hard fm de coté, les ballades pompeuses, et de se concentrer sur leurs penchants heavy. Et même si je ne suis pas agent immobilier je me permettrais de dire que le groupe possède un certain potentiel, ne reste plus qu’à le développer.

Pendant que j’y suis, je m’enfonce un peu plus et je conclurai sur cette déclaration : bon ben c’est pas divin cette histoire…

Note des visiteurs :
   (0/10 – 0 vote)

(Pour donner votre note, cliquez sur le nombre de cactus voulus)


Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 

  •   English version



On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook