Kerretta – Vilayer

Label : Golden Antenna Records (2010)
Chroniqué par Chris

Kerretta – Vilayer

Fraîchement débarqué dans la galaxie du stoner instrumental, les néozélandais de Kerretta nous balance une plaque absolument imparable. Avant ce premier long format, le groupe d’Auckland, qui a vu le jour en deux-mille six, avait déjà eu un petit succès populaire sur les ondes des radios estudiantines du pays des Kiwi avec leurs premières autoproductions selon leur bio. Aujourd’hui ils tapent très fort avec cette production qui flirte avec les trois quarts d’heure de pur bonheur instrumental.
Organisé en trio (il paraît que ça se fait assez au rayon du stoner sans parole) ces lascars nous proposent huit titres qui oscillent entre Karma To Burn pour le côté binaire ainsi qu’incisif et Isis pour la profondeur ainsi que certaines ambiances de type nappes synthétiques avec un rendu assez proche de ce que nous propose Monkey 3. Mis à part ‘White Lie’ qui joue la carte de l’apaisement et ‘The Square Outside’ qui va s’égarer sur les rives alambiquées de l’océan du rock progressif, on vogue allègrement au pays du gros son sévèrement burné et intelligemment dispensé. Les structures alambiquées cèdent le pas aux arrangements efficaces et pugnaces sauf sur ‘Bone Amber Reigns’ qui clôt cette production durant neuf bonnes minutes en nous mettant la tête en vrac avec ses lignes de basses hargneuses ; une bonne grosse lobotomie à coups de quatre cordes !
Le son de cette galette a fait l’objet d’un travail en studio de toute grande classe : il est fidèle à un rock plutôt agressif directement inspiré par le live sans taper dans les plans DIY brouillons et évite la surproduction rutilante qui lui vole bien souvent son âme de sauvage. Le mastering de Bob Weston (Shellac) n’y est pas étranger. La basse bénéficie d’une vraie place au mixage et son impact sur le rendu final de titres comme ‘Nest Of Spies’ participe grandement à la réussite du premier long format de Kerretta.
J’apprécie l’approche artistique de Kerretta et serai assez partant pour vérifier sur scène si ces types des antipodes y sont aussi bons que sur disque car des brulots comme ‘Maven Fade’ et son riff obsédant et ‘The Secret Is Momentum’, une tuerie de six minutes qui oscille entre passages planants et gros déluges de décibels, doivent sacrément transcender l’assistance ! Passez par ici les gars, on est assez fan des plans midtempo alternés avec des gros passages qui poutrent !

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