La Ira de Dios – Archaeopterix

Label : Nasoni Records (2006)
Chroniqué par Jihem

La Ira de Dios - Archaeopterix

Issu de la scène sud-américaine très prolifique mais souvent méconnue, les Péruviens de La Ira de Dios sortent leur deuxième album sur Nasoni, un label allemand. Les alter-mondialistes apprécieront.
Alors que Hacia El Sol Rojo cherchait un peu sa voie entre un stoner couillu et un space-rock classique, cet Archaeopterix tranche plus clairement et révèle La Ira de Dios comme de fervents émules de Hawkwind et d’Amon Düül, les propensions aux délires cosmiques enfumés faisant place à une beaucoup plus saine évocation des éléments naturels, le désir de plâner illustré sur la pochette et dans les textes étant ici à prendre au premier degré.
On aurait presque envie de parler de concept à l’écoute des cinq titres parfois très long (Cordillera s’étend sur plus de 24 minutes et se divise en trois parties distinctes) qui font presque tous référence au plus vieux rêve de l’homme, celui de voler. Histoire d’enfoncer un peu plus le clou, le trio classique basse-batterie-guitare s’est adjoint les services d’un quatrième membre chargé des synthés et effets qui générent à travers l’album un souffle évoquant le son du vent en haute montagne. Rassurez-vous, on ne tient pas ici un quelconque album de relaxation vaguement New Age, les trois autres se charge de lester chaques titres pour éviter de les laisser dériver, même si la guitare parfois diluée dans le mix renforce l’aspect aérien des compos. Souvent bourrées d’effets, elles ne proposent que rarement des riffs auxquels se raccrocher et créent des paysages sonores vaporeux sur lesquels viennent se greffer une batterie frénétique soutenue par une basse tout en rondeur qui assure le groove. Malgré des titres intenses et répétitifs qui évoluent très peu, il se dégage de cet album une ambiance apaisante lorsqu’on s’y plonge en profondeur et on en arrive même à parfois imaginer des sommets andins enneigés, l’origine du groupe n’y étant certainement pas étrangère. Et pourtant j’vous jure, j’ai arreté la drogue.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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