Let it Breathe – Let it Breathe

Label : STB Records (2018)
Chroniqué par Laurent

Sortis peu de nulle part (du Minnesota…) le trio Let It Breathe est néanmoins composé de trois vieux potes de fac, qui avaient abandonné leur groupe pendant plusieurs années avant de rebrancher les amplis récemment… Pas manchots, les bougres attirent l’attention du label culte STB Records, qui signe direct leur premier album. De quoi titiller notre curiosité, pour le moins.

Les premières écoutes du disque sont un peu laborieuses : peu original à première vue, le groupe convoque autour de gros riffs sabbathiens des sonorités qui empruntent autant au heavy qu’au doom ou au rock psyche. Difficile de s’en dépêtrer et la tentation de passer à autre chose est tentante. Mais les quelques écoutes qui s’ensuivent (notez le professionnalisme et l’abnégation du chroniqueur…) viendront progressivement dévoiler des perspectives plus enthousiasmantes. Facteur le plus remarquable émergeant après plusieurs écoutes : ce sens de la composition catchy et de l’arrangement qui fait mouche, typiquement américain (amis du cliché…), est l’une des principales forces de cette galette. Là, le lecteur lambda dénonce un lieu commun de la plus triste engeance. C’est son droit. Sauf que je l’encourage à jeter une oreille curieuse à des compos  comme « Bucket of Bullheads » (quel refrain…) ou encore « Greater Than I » (quel refrain, bis…) ou encore l’audacieux « Mauler ». Voilà.

Leur variété séduit aussi, entre les très sabbath « Wanderer » et « Fat Lip », « Mauler » qui oscille entre doom, sludge et grunge (!), un « Coramoor » pas si éloigné des classiques de Pentagram (et au chant très Ozzy-esque sur la fin)… En sept petits titres, Let It Breathe concatène et fait siennes les plus grandes heures du heavy rock U.S., sans perdre son âme.

Le trio a construit une identité intéressante, et montre aussi un talent d’écriture remarquable. S’il assure autant sur scène, on lui prédit une belle carrière. A suivre sur la longueur tout de même.



Note de Desert-Rock :
   (7.5/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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