Mass Driver – Mass Driver

Label : Autoproduction (2014)
Chroniqué par Ain’t One

Gros riffs + grosses fuzz + gros groove + grosse basse + grosse cloche +gros matraquage de fûts, le tout catapulté électromagnétiquement = Mass Driver par Mass Driver !

Sans détour, à l’énergie, des titres qui fleurent bon le jam velu, voilà ce que nous proposent les Mass Driver. Trio sans prise de tête, en directe provenance de Knoxville Tenessee, les gaillards balancent du stoner survitaminé au cours de ces 8 titres. Sans prétention mais avec efficacité, ça s’enchaine méchamment en 30 minutes. Du Fu Manchu, du Clutch, du Sabbath, la petite influence punk-hardcore qui va bien dans les vocaux et vous tenez votre apport en fuzz pour la journée. En plein hiver ça s’écoute toutes fenêtres ouvertes à en faire vibrer les murs. En voiture c’est pied au plancher sur une route déserte. Dans la salle de bain, c’est la pomme de douche à la main pour scander les refrains assassins. Dans la cuisine, c’est la poêle bien calée pour air-guitar sur riff qui dépote. Dans la rue, c’est en courant et en martelant chaque poubelle en chemin.

Bref une musique qui fait transpirer et se réhydrater à grandes lampées de bière du soir au matin. Des bons breaks, des bons solos, ce qu’il faut pour ne pas sombrer dans la répétition. Ne réduisez pas le groupe à une usine à riff qui tourne en rond, non il y a de la variété et de la compo ciselée derrière cette sueur !  C’est taillé pour le live et ils l’ont bien compris parce qu’après un premier EP sorti en janvier l’année dernière, cet album sorti en mai, ils ont même pondu un live en juillet. Ca paraît prétentieux ? Non c’est lucide et approprié. Evidemment sur album ça sonne bien plus massif et clair grâce à une prod soignée et puissante, le live étant un bootleg  concentré brut de la substantifique moelle de leur seule prétention : qu’on prenne notre pied avec eux à chaque instant !

La révolution n’est pas en marche mais que ça fait du bien de se laisser décrasser les tympans par un trio qui suinte l’amour du rock fuzzé.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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