Monolord – Rust

Label : Riding Easy Records (2017)
Chroniqué par Iro22

Monolord est un groupe indispensable. Un trio qui va vous sauver votre année musicale, rien de moins. Et le pire c’est qu’ils vont le faire en usant d’une recette aussi simple qu’imparable, celle que Nirvana avait imaginée, il y a plus de 25 ans déjà. Une méthode aussi bête qu’un riff répété en boucle, alternant son clair et distorsion, servi par un refrain qui ne quitte pas l’encéphale. Un scandale. Car si Monolord sort du lot des nombreux disciples du Sabbath, c’est bien grâce à ce son pachyderme, buriné à la fuzz, conférant au groupe une signature sonore claire et identifiable, comme Electric Wizard l’avait fait à l’orée des années 2000 et comme si peu de groupe sont capables de faire, finalement. On ne le dira pas assez, mais la signature sonore est essentielle, cela fait la différence entre un bon groupe heavy et un banal copycat. La formation de Gothenburg revient donc avec Rust, faisant suite à deux albums et quelques à-côtés et reprenant, note à note, les séculaires traditions du heavy doom, spatial et implacable tel que l’indispensable Empress Rising l’avait défini en 2014 déjà.

Il se trouvera bien sûr toujours des râleurs pour se plaindre du peu d’originalité. Il y en a toujours. N’attendez en effet pas ici une quelconque aération (ou plutôt attendez les dernières minutes d’« At Niceae », le dernier titre) ou une improbable innovation sonore. Mais si 40 minutes de fuzz obèse est quelque chose qui vous parle, alors vous évoluerez, avec Rust en terrain connu. La galette déborde de titres mémorables, tels « Where Death Meets The Sea » et son alternance, entre tempêtes et d’accalmies, « Rust » dont l’intro à l’orgue installe une bien sombre ambiance et « Dear Lucifer » pièce Sabbathienne au refrain imparable. Une trinité, quasi sainte, que l’on retrouvera à coup sûr incluse aux set-lists des suédois. La seconde partie du disque en revanche se veut moins immédiate, proposant plages instrumentales (« At Nicae », « Wormland » encore une fois extrêmement Sabbathien dans l’écriture), et quelques trouvailles de studio (Les violons à la fin de « Wormland », le solo acide de « Forgotten Lands » et le final de l’album), épaississant le propos du disque et faisant de Rust un candidat sérieux aux tops de fin d’année.

J’ajoute, pour relancer que la pochette de Rust est une des plus esthétiques de 2017. Non vraiment Monolord fait les choses bien.

 

Point Vinyle :

Outre les Test press et de géniales sorties « Die Hard » (portant des noms tel que « John McLane édition ou « The Hans Gruber ») toutes épuisées, il ne vous reste pour trouver votre bonheur que l’édition noir classique, une autre jaune (400ex), une bleue (300ex), une verte (300), une rouille vendue sur la tournée par le groupe (300) et une rouge pour les US (500). Choisis ta couleur en n’oubliant pas que le vinyle de Monolord côte toujours très bien par la suite.



Note de Desert-Rock :
   (8/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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